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Capitalisme et responsabilité


Par Steven Hearn, gérant-fondateur de Troisième pôle, agence d’ingénierie culturelle, membre du conseil d’orientation de l’UPA :

Comment faire pour concilier deux notions opposées, voire, parfois, strictement contradictoires ? Est-il possible de travailler à son unique profit et de réaliser par là un intérêt collectif ? une entreprise peut-elle « penser » à autre chose qu’à maximiser son profit ? peut-on conserver au mieux la biodiversité de la planète et garantir une exploitation des ressources naturelles maximale ?
quelle planète laisserons-nous à nos enfants ? y aura-t-il, comme il y a aujourd’hui des guerres pour le pétrole, des guerres pour l’eau ? et que veut dire ‘moraliser’ une profession dont le fonctionnement est structuré par la maximisation totale du profit à court terme (la finance) ?

Ces questions mettent en relation silencieusement notre mode de vie et notre façon de construire les relations économiques avec des questions morales que seules le débat démocratique permet de soulever. Depuis le milieu du XIXe siècle, nous savons que le monde économique à l’intérieur duquel nous grandissons, bougeons et agissons est beaucoup plus qu’un fait naturel ; nous avons appris, par la critique de ses excès, précisément, qu’il s’agit là d’un système dont le moteur n’est plus la religion, le prestige social prétendu naturel d’une caste sur d’autres ou la force d’une domination violente d’un groupe d’hommes armés qui contrôlent la terre mais l’accumulation des richesses (bien que ces réalités existent encore de nos jours).

Depuis ses débuts, le capitalisme a posé radicalement des questions morales : doit-on faire travailler des enfants ? faut-il garantir une éducation aux travailleurs ? que vaut une main-d’œuvre sans protections ? jusqu’où va-t-on pour réduire des coûts ? si l’État n’est pas la garantie que l’allocation des ressources est juste, vers quelle solution se tourner ? la loi des plus forts ? une législation internationale à l’ombre des grandes puissances ? qui doit régler les crises que le capitalisme provoque ? ces questions posent toutes, chacune à leur façon la question des relations entre capitalisme et responsabilité.


Coordonnées

Toutes les conférences se tiennent à la friche culturelle Anis Gras
55, avenue Laplace RER B - station Laplace.
Entrée libre et sans réservation.

Contact : universitepopulaire@mairie-arcueil.fr

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