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Renaissance de la Bièvre: le discours du maire le 6 juillet 2019

Prise de parole de Christian Métairie, maire d’Arcueil, le 6 juillet 2019 pour le lancement des travaux de réouverture de la Bièvre

 

Vous êtes maire d’Arcueil. Pouvez-vous nous dire en quoi la réouverture de la Bièvre représente selon vous, une grande importance aux yeux des habitants ?

Vous me permettrez en préambule ce matin d’avoir une pensée pour Thomas Joly, maire de Verrières le Buisson, qui nous a quitté en début de cette semaine. Thomas présidait la Commission Locale de l’Eau de la Bièvre. En tant que président du Syndicat du bassin versant de la Bièvre, j’ai vu son engagement et il y tout juste un an nous organisions ensemble une journée de rencontre des acteurs de la Bièvre et il était en ce lieu présent, me disant encore il y a quelques semaines son souhait d’être présent aujourd’hui.

 

Pour en revenir à votre question, l’eau, on le sait bien, est surtout synonyme de vie.

  • Sans elle rien ne pousse,
  • Sans elle les êtres vivants ne survivent que quelques jours.
  • C’est elle qui façonne nos paysages et nous sommes bien placés à Arcueil comme à Gentilly pour constater à travers la typologie de notre territoire que c’est la Bièvre qui a formé les vallons et la partie basse de la ville.
  • Par son action au fil des siècles l’eau conditionne donc chaque jour nos déplacements, nos modes de vie.
  • Mais la Bièvre, au-delà du fait qu’elle a façonné notre territoire, qu’elle a structuré notre histoire, quelle a sublimé nos cultures, c’est d’abord une formidable porteuse du vivre ensemble dont nous avons tant besoin.

 

Il y a plusieurs dizaines d’années elle a disparu, elle a été recouverte parce que nous n’avions pas su la préserver, elle a été intégrée au réseau d’assainissement.

Mais non, une rivière ne peut pas disparaitre, on peut la recouvrir, mais même si on ne la voit plus, elle reste présente dans notre imaginaire collectif.

Et c’est parce qu’elle reste vivante, parce que si on ne la voit plus on la devine, qu’on est ici aujourd’hui pour acter ensemble qu’une rivière ne meurt jamais.

 

Ici, en zone urbaine dense, les habitant.e.s de nos villes souhaitent des villes où l’on vit mieux, où l’on respire mieux, où l’on partage mieux. Car l’eau ne se consomme pas uniquement, elle offre aussi des lieux d’épanouissement, de loisir, des ilots de fraicheur dont nous avons de plus en plus besoin, à l’aube du réchauffement climatique

 

Ce n’est pas un hasard si notre ancienne communauté d’agglomération s’appelait le Val de Bièvre, et si notre actuel territoire se nomme le Grand Orly Seine Bièvre

La prochaine re-découverte en ce lieu fait suite à d’autres réouvertures, à Fresnes en 2002, à l’Hay les Roses en 2016.

La Bièvre c’est un tout, de sa source jusqu’ici, les mobilisations pour sa renaissance rassemblent habitantes et habitants, associations, pouvoir publics. Il y a 25 ans, ils étaient très peu ceux qui imaginaient qu’on en serait la aujourd’hui.

Nous devons les remercier, comme nous devons remercier les acteurs publics fortement engagés :

  • Le département du Val de Marne, qui n’a jamais relâché ses efforts et qui malgré les aléas institutionnels continue à porter ce projet en tant que maitre d’ouvrage
  • La Métropole du Grand Paris qui a immédiatement accepté de s’y engager fortement
  • Le Conseil régional qui a décidé de continuer d’être fortement investi
  • L’agence de l’eau Seine-Normandie qui accompagne ce projet par ses conseils et ses exigences sur la qualité environnementale du projet
  • Le GOSB qui avec nos deux villes et le département, est le garant de la pérennité de la vie de ce projet.

Merci aussi aux très nombreuses associations fédérées au sein de l’Union pour la renaissance de la Bièvre qui accompagnent tous les projets.

Merci enfin aux acteurs culturels et tout particulièrement aux Ricochets sur les pavés qui depuis plus de dix ans maintenant portent une dimension culturelle et festive si utile.

Vous me permettrez de terminer en citant un extrait de Victor Hugo, dans le Poème Bièvre du recueil les feuilles d’automne:

 » Oui, c’est un de ces lieux où notre cœur sent vivre

Quelque chose des cieux qui flotte et qui l’enivre ;

Un de ces lieux qu’enfant j’aimais et je rêvais  »

 

 

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