Arcueil Notre Cité en ligne

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Allo, la mairie ! 
Action sociale communale 
Une collecte de sang dans la galerie d’art contemporain 
A l’école Barbusse, la classe continue pour les enfants des personnels soignants
L’épicerie solidaire reste ouverte à ses usagers
Besoin d’un coup de main en maths ?
L’AMAP arcueillaise continue de tenir ses distributions durant le confinement 
Les pharmaciens arcueillais sur le pont
En direct du centre de santé
Des informaticiens reconvertis à la fabrication de visières en 3D 
Témoignages sur l’aide aux personnes âgées
Aide à la scolarité pour les collégiens
Les petites fabriques de masques
Continuité pédagogique : les enseignants à la pointe de la communication
Les p’tits confinés




Allo, la mairie ! … 

Depuis le début du confinement et la fermeture au public de l’hôtel de ville, les services municipaux se mobilisent pour répondre aux urgences des habitants 24h/24.

Face à l’urgence sanitaire et depuis le début des mesures de confinement, l’hôtel de ville est fermé au public. Mais avec jusqu’à 150 appels certains jours, le standard est en première ligne des sollicitations : « Toutes les questions nous arrivent, même les plus inhabituelles. Nous les aiguillons vers les collègues disponibles. On nous demande aussi des rendez-vous ou une date de réouverture mais nous sommes comme tout le monde, nous travaillons au jour le jour. Nous avons des dénonciations d’attroupement aussi bien que de nombreux habitants qui proposent leur aide* » résume Guylène Pustoc’h, responsable des Affaires générales.  « Il y a aussi des personnes désorientées, seules, qui cherchent à être rassurées. Nous sommes à l’écoute car il y a beaucoup d’incompréhension. Il faut être délicat et diplomate. Même lorsque ce n’est pas de notre ressort, nous apportons une réponse » ajoute Patrick Delaporte, le gardien qui assure la veille téléphonique jour et nuit, ne rentrant à son domicile qu’en matinée.

 

Problèmes de voirie, accidents sur la voie publique, effractions ou altercations de voisinage, la vie quotidienne continue malgré tout et les agents municipaux se relaient pour faire face aux urgences. « Les journées sont intenses. Nous sommes le service public, c’est normal de répondre présent. C’est un sentiment particulier mais je me sens utile » confie Guylène Pustoc’h.

Les services Retraités et Actions sociales sont également très sollicités pour apporter de l’aide alimentaire ou répondre aux besoins des plus fragiles et des plus précaires. A noter que la CAF a indiqué que toutes les aides continueront d’être versées même lorsque la télédéclaration n’a pu être faite, notamment pour ceux qui la remplissaient avec l’aide d’un agent. En fonction des urgences, rendez-vous téléphoniques ou accueils individuels sont organisés. Des tables ont été placées pour respecter les distances de sécurité et protéger les agents et les usagers. Le peu de masques disponibles pour l’instant est réparti entre l’Ephad La Maison du grand cèdre, le centre municipal de santé et les aides à domicile.

 

Si les demandes de papiers et les mariages ont tous été repoussés, le service Etat civil doit continuer à gérer les décès et les enterrements sans délais car la fermeture immédiate du cercueil est obligatoire. « Nous sommes le cas échéant obligés de nous déplacer en mairie la nuit pour établir les papiers. On peut également être amené à se déplacer à domicile lorsque le défunt n’a pas de famille » détaille Guylène Pustoc’h. Le conservateur du cimetière intervient ensuite pour recevoir les convois funéraires. Les enterrements ont lieu uniquement avec les ascendants et descendants du défunt dans la limite de vingt personnes. L’Etat civil doit également autoriser le dépôt des corps au crématorium, qui fonctionne à huit clos six jours sur sept.

Kevin Gouttegata

Contacter la mairie :

Tél. : 01 46 15 08 80 – Courriel : mairie@mairie-arcueil.fr

La ville d’Arcueil met en contact personnes isolées et volontaires pour apporter une aide et une assistance, courses alimentaires ou pharmacie, apporter des attestations de déplacement, etc.

Pour proposer ou recevoir de l’aide : ensemble@mairie-arcueil.fr / tel 01 46 15 08 80

Des attestations de déplacement dérogatoires sont disponibles sur une table juste devant l’hôtel de ville.

 

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Action sociale communale

« Pas de rupture dans les aides alimentaire ou financière »
 Le lien n’est pas rompu entre les ménages en difficulté et les travail·leur·leuse·s soc·iaux·iales. En outre, des bons d’achat sont émis depuis le 31 mars.

Le maillage social du département du Val-de-Marne est constitué de vingt « Espaces départementaux des solidarités » (EDS), mais la pandémie due au Covid-19 oblige l’administration du 94 à élargir les mailles en ne laissant ouverts que six EDS. Celui de Gentilly étant fermé, les bénéficiaires arcueillais·es sont dirigé·e·s vers l’EDS d’Orly(1). Autres difficultés : la fermeture des espaces numériques de la Caisse d’allocations familiales du Val-de-Marne et la suspension des accueils physiques (transformés en rendez-vous téléphoniques), notamment.

Des écueils que veut surmonter l’Action sociale de la Mairie d’Arcueil. « On travaille de façon plus fluide, observe même Ghislaine Zediri, responsable du service Action sociale et Retraités. Et toujours selon le même schéma, en lien constant avec les différentes structures sociales et les travail·leur·leuse·s soc·iaux·iales. »

Ainsi les agents communaux qui assurent la permanence à la mairie tentent d’apporter toutes les réponses d’urgence sociale aux ménages en difficulté. « Il n’y pas de rupture dans les aides alimentaire ou financière », affirme Mme Zediri. D’autant plus que des bons d’achat de produits de première nécessité (bons de 20, 30 ou 50 euros) sont émis depuis le 31 mars ; ils sont utilisables dans les principaux commerces généralistes arcueillais (Cora, Leader Price, G20, Monoprix, Rapid Market, la boucherie de la rue Raspail…). Exceptionnellement, sont également disponibles pour les personnes en difficulté financière des « colis d’urgence » constitués de denrées issues des stocks de la Banque alimentaire de Paris et d’Île-de-France.

>Service Action sociale de la Ville d’Arcueil : 01 46 15 08 80.

(1)Espace des solidarités d’Orly : 1 place Le Corbusier, 94310 Orly ; tél. 01 48 84 28 19 ; eds.orly@valdemarne.fr

 

Et du côté des associations ?

Localement la Croix-Rouge semble être l’association la plus active en matière d’aide apportée aux personnes isolées ou malades. Elle a mis en place pour la durée du confinement un dispositif national appelé « Croix-Rouge chez vous ». Les bénévoles vont faire les courses pour les personnes qui ne peuvent pas se déplacer. Celles-ci s’inscrivent sur une plateforme nationale, au numéro unique, le 09 70 28 30 00 ; les bénévoles appellent la personne qui a demandé le service pour établir la liste de courses, vont faire les courses, avancent l’argent des courses, livrent les courses chez la personne qui paie le montant du ticket de caisse, soit par CB (les bénévoles sont muni·e·s d’un terminal de paiement), soit en espèces, voire par chèque si la personne n’a pas d’autre moyen de paiement.

Action froid (Actionfroid.org) a intensifié le rythme des maraudes mais cherche à étoffer ses effectifs.

La Banque alimentaire de Paris et d’Île de France (Bapif.fr) n’a pas cessé de fournir les associations philanthropiques qui elles-mêmes redistribuent à un niveau local.

Enfin, L’Éclaircie (contacts : 01 41 24 28 10 ; 94leclaircie110@orange.fr), l’épicerie solidaire basée au 102 rue Marius Sidobre dans la Maison des Solidarités, continue d’accueillir les bénéficiaires, dans les meilleures conditions de salubrité, aux heures habituelles d’ouverture les mardis de 10h à 14h et les jeudis de 14h à 19h.

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Une collecte de sang  dans la galerie d’art contemporain

 Une collecte de sang était organisée jeudi 2 avril dans la galerie Julio Gonzales. Sur rendez-vous et durant toute l’après-midi, 72 personnes se sont faites prélevées.

Une œuvre très contemporaine s’installe sous les tableaux toujours accrochés de l’espace Julio Gonzales. Des blouses blanches masquées déambulent entre les lits médicalisés qui ont envahi la galerie d’art. La collecte de sang organisée par l’Etablissement Français du Sang (EFS) et la Mairie, jeudi 2 avril, s’affiche complète. Elle se déroule sur rendez-vous pour éviter l’affluence qu’avait connu la précédente campagne. Distanciation oblige, les donneurs sont admis de cinq minutes en cinq minutes toute l’après-midi pour éviter la queue. A l’entrée, des bénévoles venus en renfort interrogent les donneurs sur leur état de santé du jour et les envoient se laver les mains. « J’essaie de donner régulièrement. C’est important pour les patients qui en ont besoin. Je n’ai pas d’appréhension. Le trajet dans des rues vides était particulier, mais ici c’est comme d’habitude. L’avantage de la situation c’est d’avoir du temps supplémentaire pour venir et puis, un peu de solidarité ne fait pas de mal » confie Ophélie Marie.

Ensuite, mis à part la distance maintenue entre tous les acteurs et la désinfection du matériel après chaque passage, rien ne diffère d’une collecte classique : questionnaire, entretien avec un médecin, prélèvement, collation et sortie par une seconde porte. « Le lieu est idéal car il y a l’espace suffisant pour mettre en place le protocole limitant les contacts » se satisfait le Dr Yazane Catahier, responsable de la collecte. Et de faire le bilan : « Nous avons toujours besoin de sang car même si la plupart des opérations ont été annulées, certains patients nécessitent du sang régulièrement, en cancérologie, en obstétrique ou en hématologie par exemple. Néanmoins les réserves augmentent grâce aux appels lancés et à l’élan de solidarité qui a suivi. »  Rappelons que les dons ne couvrent que 50% des besoins de l’Ile-de-France, perpétuellement déficitaire et dépendante des autres régions.

Plusieurs bénévoles, trois chauffeur-installateurs, une secrétaire médicale, deux médecins et deux préleveurs reçoivent et collectent le sang des soixante-dix donneurs du jour. La grande majorité sont des habitués comme Michèle Comier qui a répondu à l’appel car « la vie continue quand même. Des gens ont besoin de transfusion. Et puis J’ai discuté avec l’infirmière, les soignants n’ont pas pris de repos. Si eux sont là, nous aussi ! »

Un autre geste solidaire vient embellir l’après-midi. Une habitante vient déposer des kits sanitaires comprenant masques, gants, blouses, charlottes et 4L de gel hydroalcoolique. Ce sont les stocks de La Terrasse de Madame, restaurant situé dans le jardin du Luxembourg. Ils sont normalement réservés aux services effectuant des prélèvements de contrôle sur les aliments. La gérante arcueillaise Valérie Hadj-Chaib. a pu se rendre sur place pour les récupérer et vider ses frigidaires. La nourriture a été distribuée en pied d’immeuble, le reste offert ce jour : « J’ai vu qu’il y avait cette collecte et qu’il y aurait donc du personnel soignant. Je souhaite que ce stock puisse servir à ceux pour qui c’est utile. Tous ceux qui sortent dans la rue avec des masques devraient en faire autant. Je remarque aussi qu’une dose d’humanité dont on a bien besoin se crée entre les gens. J’essaie de faire ma petite part » confie la restauratrice.

Kevin Gouttegata

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A l’école Barbusse, la classe continue pour les enfants des personnels soignants 
Depuis le 16 mars, la Mairie a ouvert le groupe scolaire Henri-Barbusse pour accueillir les enfants de soignants, puis ceux de policiers, gendarmes et pompiers, à partir du 1er avril.
Médecins, infirmières, aides-soignants, ambulanciers, pharmaciens, pompiers, policiers, gendarmes… Toutes ces professions sont particulièrement sollicitées depuis le début de l’épidémie de Covid-19 en France. Quand les écoles, collèges, lycées et universités ont fermé à partir du 16 mars pour limiter la propagation du virus, la Mairie a immédiatement mis en place un service d’accueil des enfants de ces personnels dans le groupe scolaire Henri-
Barbusse. «Nous accueillons toutes les tranches d’âge, depuis la maternelle jusqu’au CM2, les enfants de maternelle étant regroupés dans l’école maternelle et les élémentaires dans la partie élémentaire, avec une entrée séparée», précise l’inspectrice d’académie Claire Wilson. 
Elle ajoute : «au début, nous avions ouvert plusieurs écoles, mais la demande étant faible, nous avons décidé de rassembler tous les enfants à Barbusse, qui a une position plus centrale ! ».
L’effectif quotidien varie entre huit et quinze enfants. «Ils sont encadrés par des directeurs d’écoles, des  enseignants, des Atsems et des animateurs volontaires, issus de toutes les écoles de la ville, venant à tour de rôle selon les disponibilités de chacun, explique Marie-Line Arnaud, responsable du pôle Éducation. Par principe de précaution, les enfants malades ou présentant les symptômes du Covid-19 ne sont pas acceptés, pour éviter tout risque de contamination.»
La journée se passe pratiquement comme une journée de classe normale. «Nous aidons les enfants à faire leur travail scolaire fourni par leur enseignant, mais ils ont bien sûr des récréations dans la cour comme il fait beau, tout en gardant des distances de sécurité, et des temps d’activités ludiques», raconte Valérie Coric, directrice de l’école Aimé Césaire.  
L’occasion pour tous de faire connaissance avec d’autres enfants et encadrants, de s’adapter à d’autres façons de travailler et à un nouvel environnement.
«L’école est ouverte de 8h à 18h30. Des animateurs s’occupent des enfants le matin dès l’ouverture de l’école, pendant la pause déjeuner et après 16h30 », détaille Valérie Oudin, responsable adjointe du service enfance. Abdou Dramé, directeur-adjoint de l’accueil de loisirs Olympe de Gouges a été volontaire pour encadrer le premier mercredi de l’accueil de loisirs : « au début les enfants posaient beaucoup de questions pour savoir pourquoi ils étaient là et pas leurs copains, et en même temps, ils ne voulaient pas trop entendre parler de l’épidémie, confie-t-il, mais très vite ils se sont concentrés sur les activités que nous leur proposions : activités artistiques, de plein air et des temps de sieste et de repos pour préserver leur rythme habituel». 
Bien sûr les enfants ont été sensibilisés aux gestes barrière, qui leur sont rappelés régulièrement. «Ils se lavent les mains à chaque fois qu’ils commencent ou terminent une activité et nos agents d’entretien interviennent dès que les enfants quittent un lieu pour désinfecter poignées de porte, mobilier de classe, jeux dans la cour, toilettes après chaque utilisation etc. avec du désinfectant sans rinçage, efficace tout de suite», assurent Catherine Genichon et Laurent Viricel, du service Vie scolaire et restauration. Un agent de restauration est aussi mobilisé chaque jour pour réchauffer les plats livrés le matin par le Siresco, faire le service et la vaisselle.
Toute une machinerie bien huilée, pour que les parents puissent assurer leurs missions, l’esprit tranquille. Et c’est valable aussi pendant les vacances scolaires puisque des animateurs des accueils de loisirs accueillent les enfants de 8h à 18h30 durant la quinzaine des congés de printemps.
Sandra Deruère



L’épicerie solidaire reste ouverte à ses usagers

Les 45 familles bénéficiaires de l’épicerie solidaire L’Eclaircie peuvent continuer à s’approvisionner dans le magasin durant le confinement.

L’Eclaircie, l’épicerie solidaire basée à la Maison des solidarités, maintien son activité pendant la période de confinement. « Nous tenions absolument à rester ouvert. Nous avons tout fait pour. Nos bénéficiaires sont déjà en difficulté alors il est nécessaire de rester solidaire dans cette période difficile » explique Catherine Gouzou, présidente de l’association.

Le nombre de bénévoles a toutefois été réduit afin d’éviter les contacts. Et dans le cas malheureux où l’une des trois femmes de la première équipe serait malade, une seconde équipe complète serait en mesure de prendre la relève. La mairie a également pu fournir quelques masques pour protéger le personnel.

Alors que la boutique est normalement en libre accès pour les 45 familles qui bénéficient du dispositif, la pandémie oblige une réorganisation sur rendez-vous tous les quarts d’heure. Après le lavage des mains obligatoire, l’accueil se fait par les salariés de la Maison des solidarités : « Nous sommes en télétravail et revenons seulement pour ouvrir l’épicerie. Cela nous permet en prime de conserver un contact avec les familles. Elles se confient davantage sur leurs problèmes lorsqu’on les voit que par téléphone » note Sabrina Ferdji, assistante comptable et administrative.

Chaque usager pénètre ensuite seul dans le magasin et désigne les produits qu’il souhaite acheter (le tarif des produits est de 10% du prix vendu dans le commerce). Ce sont ensuite les bénévoles qui les lui donnent, mesure destinée à éviter toute contamination. La caisse est ensuite nettoyée très régulièrement. Les bénéficiaires sortent enfin par une seconde porte pour éviter de croiser les suivants. D’autres bénévoles venus en renfort effectuent quelques livraisons exceptionnelles pour ceux qui ne peuvent se déplacer seuls.

La Maison des solidarités a quant à elle fermé ses portes au public. Cependant les appels sont transférés aux salariés pour maintenir une permanence d’écoute. Ils composent également les numéros des plus fragiles pour recenser leurs besoins. « On s’adapte aux demandes. C’est une solidarité sous une autre forme qui se diffuse » note Sabrina Ferdji. De nombreux habitants se sont proposés pour téléphoner ou pour effectuer des courses. D’autres s’organisent avec la Maison pour aider aux devoirs. Une psychologue et un médecin soutiennent également à distance les personnes en détresse et rassurent les inquiets noyés dans le flot des informations.

Kevin Gouttegata

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Besoin d’un coup de main en maths ?

Dominique Perrot, l’un des bénévoles du dispositif arcueillais d’accompagnement à la scolarité Entr’aides, a créé un site internet pour continuer à venir en aide aux collégiens en mathématiques, durant la période de confinement.

Tout est mis en œuvre par les établissements scolaires pour que les élèves puissent poursuivre leurs études à la maison, avec des leçons et des devoirs transmis par leurs professeurs, qui se rendent aussi disponibles que possible. Mais un petit coup de main n’est jamais superflu, pour comprendre une leçon ou un problème de maths qui paraît insoluble.

Depuis le début de l’année scolaire, Dominique Perrot, 56 ans, est bénévole à Entr’aides, dispositif municipal d’accompagnement à la scolarité, pour aider les élèves du collège de Dulcie September en maths et en sciences. Arcueillais depuis 23 ans, ce consultant en organisation auprès de grandes entreprises, est en télétravail depuis le début du confinement. Désireux de continuer à assister les collégiens durant cette période, il a créé un site internet intitulé Les maths à dom. « Ce site est une alternative à Entr’aides pendant cette période particulière, explique-t-il. Il permet d’aborder les maths sous un angle ludique, avec des jeux, des anecdotes, des conseils sur des films à voir en rapport avec les sciences, mais aussi des leçons, des liens pour accéder à d’autres sites de maths, la possibilité de prendre rendez-vous avec moi pour un cours et même d’interagir en direct sur un tableau noir ».

Dominique a mis en ligne son site sur la plateforme Padlet, avec le concours de sa femme, après avoir pris conseil auprès d’amis et de professeurs. « Le but n’est pas de faire à la place de l’élève, mais de lui expliquer une notion qu’il n’a pas comprise ou le lien entre la leçon et l’exercice qui lui est demandé, par téléphone ou par appel vidéo », précise-t-il.

Ingénieur de formation, les maths et les sciences sont pour lui des disciplines fondamentales « pour mener sa barque dans la vie, pour l’émancipation et le développement personnel ». Il ajoute : « ce sont en plus des matières où tout le monde part à égalité quel que soit son milieu culturel ou social ».

Collégiens, que vous soyez scolarisés à Dulcie September ou non, Arcueillais ou non, si vous avez des problèmes en maths, n’hésitez pas à vous rendre sur le site (liens ci-dessous) et à demander de l’aide à Dominique !

Sandra Deruère

 Les maths à dom : mathadom et depuis notre site :
arcueil.fr/aide-et-conseils-pour-collegiens-et-jeunes/

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L’AMAP arcueillaise continue de tenir ses distributions durant le confinement

 

La distribution de légumes de l’AMAP Les paniers d’Arcueil se tient temporairement sur la place du docteur François Conso. Elle n’aurait pu avoir lieu normalement au sein de la Maison des solidarités qui tient ouverte L’éclaircie, son épicerie solidaire en faveur des plus précaires. La municipalité a donc proposé l’espace qui jouxte l’hôtel de ville.

Le processus de distribution a toutefois été adapté à la situation sanitaire. Le maraîcher répartit lui-même dans des sacs les produits qui arrivent habituellement en vrac. « Nous assurons une fonction de première nécessité, c’est important que nous puissions livrer nos légumes et éviter qu’ils ne se perdent. On peut compenser les pertes d’exploitation avec d’autres points de vente, à la ferme notamment, mais nous écoulons majoritairement dans les AMAP » explique Ricardo Silva, de la ferme Lafouasse, située à Pecqueuse (91), près de Limours. Toutes les cinq minutes, les adhérents récupèrent un des sacs, tous identiques, selon des créneaux attribués en avance afin d’éviter les attroupements. Pour l’instant, seuls les membres du conseil d’administration participent à l’organisation.

La ferme Habert propose quant à elle des poulets et des œufs à la commande. Le règlement se fait par chèque pour éviter les échanges de monnaie. « C’est une nécessité pour nous. Les marchés fermés représentent 20% de perte de chiffre d’affaires. Il faut rester solidaire des producteurs qui subviennent aux besoins essentiels. Le positif de la situation c’est que les gens se rendent compte qu’ils peuvent se nourrir différemment, mais c’est malheureux d’en passer par là » se désole l’agricultrice, Isabelle Habert.

Le principe d’une Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne (AMAP) est simple. Chaque client signe un contrat annuel qui l’engage à préfinancer la récolte d’un agriculteur. Il reçoit ensuite toute l’année des « paniers » de légumes et/ou de fruits suivant les engagements de l’association et les modalités du contrat. L’exploitant les compose au fil des saisons en fonction de ses récoltes. Enfin, aucun intermédiaire n’intervient car les distributions, à heures et jours fixes, sont assurées à tour de rôle par les adhérents. A Arcueil, sur les 52 contractants au panier légumes, 50 avaient répondu favorablement au maintien des distributions.

Le financement en amont des récoltes assure aux paysans des revenus sur la saison, et lui permet le cas échéant de mieux faire face aux aléas des cultures.  « Il est très important que les circuits courts continuent à vivre. La crise nous apprend que nous ne pouvons pas continuer à dépendre des grands groupes qui étranglent les producteurs. Il y a une prise de conscience que nous sommes liés au monde paysan. Et puis mentalement, on le voit lorsque nous sommes confinés, nous avons besoin de faire partie d’un groupe, d’un quartier, d’une communauté » milite Sophie Chabot, présidente des paniers d’Arcueil.

Kevin Gouttegata

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Les pharmaciens arcueillais sont sur le pont

Les patients suivent les marquages tracés au sol, espacés mètre par mètre jusqu’au comptoir. L’ordonnance est tendue à bout de bras et les maux évoqués à distance. Derrière un paravent en plexiglass nouvellement installé pour se prémunir des contaminations, on délivre médicaments et conseils : « Je ne peux pas vous donner d’Ibuprofène, c’est déconseillé en ce moment à cause du coronavirus. Je peux voir ? » Le jeune homme se rapproche et ouvre la bouche. Le pharmacien l’examine à travers la vitre puis recommande « C’est une mycose, il faut aller voir un généraliste. »

Ils sont les premiers professionnels de santé vers lesquels se tourne la population. Leurs rôles se multiplient donc ces dernières semaines, de la « consultation » aux interrogations des plus inquiets : « Nous faisons le maximum pour les rassurer dans la limite de nos connaissances sur le virus. Parfois c’est la panique à bord » plaisante à peine Sochhaya Pong, propriétaire de la pharmacie de l’avenue Laplace. Et de préciser : « Nous devons être psychologue, même si ce n’est pas notre rôle premier. Il faut les aider à avoir le bon raisonnement et à relativiser. »

Terminé les longues files d’attentes des premiers jours du confinement et la clientèle qui avait plus que doublé, épuisant le personnel et les stocks. Entre le paracétamol, les produits de parapharmacie et des prescriptions renouvelées bien trop tôt, la peur de manquer à conduit certains habitants à se ruer dans les pharmacies. Elles connaissent désormais une baisse d’activité. Celle de la rue Emile Raspail reçoit toutefois une ordonnance toutes les 15mn sur sa plateforme internet, créée il y a un an. Le patient vient ensuite récupérer sa commande déjà prête. Elle livre aussi et davantage, mais seulement aux personnes âgées ou en situation de handicap.

« Les pharmaciens témoignent également des liens d’entraide qui se tissent entre les habitants. Ils observent des voisins venir récupérer les médicaments des séniors » transmet le docteur Antoine Pelhuche, médecin et adjoint au maire chargé des retraités et de la lutte contre l’isolement. « Nous essayons d’activer un réseau comme lors des périodes de canicule. Il est important de faire circuler les informations entre les professionnels de santé pour évaluer les besoins. Ils sont les mieux placés pour signaler les personnes fragiles ou en difficultés » observe-t-il.

Le renouvellement des ordonnances périmées voulu par le gouvernement se fait sans problème si elle n’est pas trop datée. Une prescription de 2017 ne le sera pas — certains ont tenté. Les pénuries liées à des retards logistiques sont légèrement plus importantes qu’à l’accoutumée sans être inhabituelles : « Nous connaissions déjà des ruptures mais elles sont amplifiées par les problèmes d’acheminement. La plupart des médicaments sont fabriqués à l’étranger. On découvre le revers de la médaille du low-cost. J’espère que l’on se rendra compte qu’il n’est plus possible de produire à l’autre bout du monde » déplore Arnaud Perillaud, propriétaire de la pharmacie Raspail. Le gel hydroalcoolique revient quant à lui sur les comptoirs. Pour autant les grosses quantités proviennent d’une officine parisienne qui la fabrique de manière artisanale et la livre dans des cubis de vin. La Pharmacie Raspail peut ainsi fournir les centres médicaux : « Nous le vendons à prix coûtant, on fait ce qu’on peut. On bricole. Mais on ne peut pas faire plus. Personne n’était préparé. Il aurait fallu des quantités phénoménales de masques » observe Arnaud Perillaud.

Tous les pharmaciens* assurent d’ailleurs de la bonne relation avec leur clientèle dans son immense majorité. Malheureusement une minorité parfois agressive cristallise sa colère autour de cette question des masques. Il en manque cruellement et les rares disponibles sont réservés aux personnels de santé. Leur délivrance est par ailleurs surveillée par l’agence régionale de santé. Les pharmaciens arrivent à peine à se protéger eux-mêmes, grâce à un simple masque chirurgicaux et non pas avec les fameux FFP2. Un par jour seulement quand il faudrait le changer toutes les trois heures. Malgré les précautions, toutes les pharmacies arcueillaises ont connu des personnels contaminés par le Covid-19. A noter, la chloroquine n’est pas non plus disponible à la vente.

Kevin Gouttegata

*Les pharmacies Raspail, Laplace et du Chaperon Vert ont été interrogées pour cet article.

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En direct du centre de santé

Entretien avec le Dr André Soares, directeur du centre municipal et universitaire de santé Marcel Trigon d’Arcueil.

 

  • Quelle est l’activité du centre de santé depuis le début de l’épidémie de coranavirus ?

Dr André Soares: Dès le début mars, nous nous sommes organisés pour prendre en charge à la fois les patients ayant des symptômes de la Covid 19 et les autres pour des pathologies sans rapport avec le virus. A part les dentistes qui ont du suspendre leurs consultations sur consigne de l’Ordre national des chirurgiens-dentistes, les consultations des spécialistes ont été maintenues (sauf l’ORL uniquement disponible en cas d’urgence) et les généralistes ont pris en charge les patients suspects de Covid en poursuivant le suivi de leurs autres patients. A noter que ce suivi se fait beaucoup plus souvent par téléphone et dorénavant aussi par téléconsutation via Doctolib. Tout le personnel du centre est équipé de masques et, outre le respect strict des gestes barrière, les précautions sont renforcées par le travail de deux agents d’entretien qui nettoient en permanence avec des solutions antiseptiques les poignées de porte, les sièges et tout le mobilier. Depuis un mois, nous avons recensé deux cas potentiels d’infection sur la cinquantaine de médecins, infirmières et assistantes administratives qui travaillent au centre. Bien entendu, ces deux personnes se sont immédiatement confinées chez elles pour une quinzaine de jours et maintenant elles se portent bien !

  • Qu’en est-il de la prise en charge des Arcueillais·e·s susceptibles d’être atteint·e·s par la Covid 19 ?

Pendant les deux dernières semaines de mars, une vingtaine de personnes par jour présentant les symptômes du Covid se sont présentés au centre ou bien nous ont téléphoné. Ces personnes ont été ensuite suivis par contact téléphonique régulier avec une attention particulière aux alentours du huitième jour puisqu’on sait que c’est à ce moment que peut se produire une aggravation de la maladie. A ma connaissance, cinq de ces personnes ont dû être hospitalisées. Mais depuis le début avril, cette activité est nettement moins élevée : il n’y a plus que deux ou trois personnes par jour qui se présentent ou nous contactent pour une suspicion de Covid. Bien entendu, il s’agit là uniquement de l’activité du centre, sachant que de leur côté les médecins généralistes de la ville ont pris aussi en charge beaucoup d’autres patients de leur clientèle habituelle ou pas.

  • On parle d’une baisse de l’activité médicale ordinaire en médecine de ville ….

Je le confirme : depuis la mi-mars, on observe dans notre centre, comme chez les médecins du réseau arcueillais, une forte baisse des patients qui viennent consulter pour des pathologies autres que le Covid et ce non recours aux soins est très préoccupant. Les personnes qui se présentent tardivement avec des symptômes déjà graves disent soit qu’elles ne voulaient pas encombrer le système de soins surchargé par le Covid soit qu’elles ont peur de contracter le virus en venant consulter. Aujourd’hui, nous avons presque 50 %  d’activité en moins et pourtant il n’y a pas 50 % de maladies en moins !

 

  • Le centre municipal de santé d’Arcueil a un label universitaire; cela signifie qu’il participe à la recherche clinique ?

Oui, en plus de participer à la formation initiale des étudiants en médecine, notre centre va presque certainement participer à un essai clinique de traitement précoce des patients testés positifs au Covid pour mesurer l’efficacité de l’hydroxychloroquine en médecine ambulatoire, c’est-à-dire de façon assez précoce chez des patients dans un état peu grave. L’hypothèse est que ce traitement est de nature à faire baisser la charge virale et donc diminuer les complications possibles de la maladie. Il s’agit d’un essai randomisé (le patient recevra le traitement ou un placebo par tirage au sort) qui concernera à compter du 20 avril 1 200 personnes volontaires recrutées par des médecins généralistes et des centres de santé comme celui d’Arcueil.

  • Un dernier mot sur votre regard sur l’épidémie et les comportements à avoir ?

Les données actuelles de nos connaissances sur le virus ne sont pas suffisamment précises pour que l’on puisse faire des prévisions sur l’évolution future de l’épidémie. Pour l’instant, il faut être patient et  continuer à respecter les mesures de confinement et les gestes barrières. J’insiste aussi sur le fait qu’il ne faut surtout pas renoncer à solliciter le système de soins ni retarder ses consultations pour des pathologies autres que la Covid 19. Aujourd’hui, dans notre centre de santé comme chez les médecins de ville, l’hygiène est garantie et les patients ne risquent pas d’être infectés en nous sollicitant, il ne faut donc pas courir le risque d’interrompre un traitement ou un suivi médical en cours car les conséquences peuvent être graves si l’on consulte trop tard.

 

Un réseau des soignants arcueillais

L’épidémie de Covid 19 a été l’occasion de ranimer le réseau de soignants d’Arcueil qui regroupe les médecins généralistes, les infirmières, les aides à domicile et les pharmaciens de la ville.

Le Dr Antoine Pelhuche, adjoint aux retraités et à la lutte contre l’isolement,  se souvient que ce réseau s’était mis en place durant les canicules de 2001 et 2003, alors qu’il exerçait lui-même comme généraliste à Arcueil.  Alors, avec le Dr André Soares, directeur du centre de santé, ils ont décidé de le relancer en contactant les soignants pour échanger des informations, connaître les besoins, les problèmes et les ressentis des uns et des autres.

Ce réseau est en particulier utile pour aider les médecins à se ravitailler en masques auprès des pharmaciens. L’Ephad La Maison du Grand Cèdre situé avenue Paul Vaillant-Couturier y a été associé et l’établissement a ainsi pu être fourni en masques, son personnel restant dévoué et présent en ces moments très difficiles.  Pour le Dr Soares qui fait circuler un fil d’information entre les membres du réseau, cette communauté de soignants est une forme d’entraide très utile entre les professionnels de tous statuts. Quant au Dr Pelhuche, il se réjouit que tous les médecins et  pharmaciens de la ville jouent le jeu et rappelle par ailleurs qu’il existe un répertoire tenu à jour par la Mairie des personnes fragiles à surveiller, ces personnes pouvant être signalées par les soignants de la ville ou les particuliers concernés (ou leurs proches) eux-mêmes.

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Des informaticiens reconvertis à la fabrication de visières en 3D

 

 Comment venir en aide aux soignants mobilisés pour lutter contre l’épidémie ? La réponse de deux informaticiens arcueillais.

  Chez Patrice Boulanger, directeur technique informatique et Arcueillais depuis 2008, l’imprimante 3D ne chôme pas ces dernières semaines. « Tout a commencé fin mars lorsque j’ai intégré le groupe Facebook ‘Visières solidaires’ » se souvient-il. « Passionné d’impression 3D depuis longtemps, j’ai tout de suite souhaité apporter ma pierre à l’édifice. » Après quelques tests, il intensifie la fabrication de visières protectrices en plastique, intégrant des reliures données par la Mairie. Celles-ci sont livrées aux établissements hospitaliers locaux, ainsi qu’à l’EHPAD La Maison du Grand Cèdre et des cabinets médicaux de la commune.

Mi-avril, plus de trois cents visières avaient déjà trouvé preneur et la machine continuait d’enchaîner à un rythme soutenu. « Fils d’infirmière, j’ai le sentiment de porter le flambeau familial » sourit Patrice Boulanger. « Il me semblait logique d’aider à mon petit niveau et j’invite chacun à participer en nous aidant à acheter de la matière première via la cagnotte de l’association. »

La Ressourcerie La Mine de la partie

Même motivation du côté de Didier Juvin, retraité de l’informatique et habitant de la ville depuis près de trente ans. « Après avoir rencontré le responsable du FabLab du Kremlin-Bicêtre, je me suis rapproché de celui de La Ressourcerie La Mine pour participer à la fabrication de visières, dans le cadre du projet coopératif 3d4care.com. Ce sont des modèles agréés par l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris. » Depuis mi-mars, dans les locaux de La Ressourcerie, Didier Juvin fait donc partie d’un groupe de huit bénévoles qui mettent à profit une imprimante 3D et une machine à découpe laser. « Le rythme de production est très bon » s’amuse le retraité ravi de se rendre utile et d’être un membre actif d’une chaîne de solidarité. « Nous avons fabriqué plus de deux cents visières et nous continuons d’augmenter la production en nous relayant. Les soignants, notamment du centre de santé et de l’EHPAD d’Arcueil, apprécient ! »

Contacts : https://www.3d4care.com / https://visiere-solidaire.org/fr

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Témoignages sur l’aide aux personnes âgées

 En cette période de confinement, nos aînés ne sont pas oubliés. Le 30 mars, la Ville a mis en place le dispositif Ensemble à Arcueil, pour mettre en relation personnes âgées isolées et personnes volontaires souhaitant leur venir en aide, pour aller faire leurs courses et leur rendre de menus services, tout en respectant les gestes barrière. « Une cinquantaine de volontaires se sont inscrits dès le lancement du service, spontanément, solidairement, ils sont même plus nombreux que les personnes âgées ayant demandé à être aidées », confie Anne-Marie Gilger, adjointe aux solidarités. Pour participer au dispositif, en tant qu’aidant ou aidé, contacter le standard de la mairie (01 46 15 08 80) ou envoyer un courrier électronique à l’adresse ensemble@mairie-arcueil.fr.

Voici les portraits de quatre binômes aidants-aidés, qui ne se connaissaient pas, mais qui ont noué une véritable complicité. Sandra Deruère

Hélène Laval, 30 ans.

Je me suis inscrite dès que le dispositif a été lancé. Je suis guide conférencière touristique à Paris et au chômage technique depuis le début du confinement. Cela me fait du bien de me rendre utile, d’aider les autres. Mes grands-parents habitent trop loin pour que j’aille les aider, mais leurs voisins se sont proposés dès le début du confinement pour aller faire leurs courses. J’ai voulu en faire de même pour d’autres grands-parents qui habitent à côté de chez moi. Et puis, cela me permet de profiter du beau temps, de mieux connaître la ville, car j’ai emménagé à Arcueil en septembre dernier, et aussi de faire la connaissance de personnes que je n’aurais jamais rencontré en temps normal.

et

Monique Pham, 75 ans

J’habite à Arcueil depuis plus de 40 ans et cela fait une vingtaine d’années que je vis seule, depuis que les enfants ont quitté la maison. J’ai des problèmes de dos, donc je ne peux pas porter trop de courses. Ma fille m’aide de temps en temps, mais elle doit aller travailler. Je suis donc très contente que ce service ait été mis en place. En plus, Hélène est une très belle jeune fille, douce, gentille, très bien élevée, avec un très grand cœur. Nous ne nous connaissions pas avant, je suis ravie d’avoir pu faire sa connaissance. Je lui envoie ma liste de courses par texto, elle me les apporte devant la porte, je la rembourse, on discute un petit peu mais en faisant bien attention à garder nos distances.

Noémie Leroy, 22 ans

Je suis étudiante en alternance : j’étudie à la maison pour les cours et je suis en télétravail pour la partie professionnelle. Je n’ai pas à me déplacer, ce qui me laisse du temps pour aider les personnes âgées. Il me semble très important de les protéger et normal d’aller faire leurs courses. J’aide déjà une personne dans ma famille, donc pourquoi pas en aider d’autres. Et puis ma mère est infirmière à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre, c’est une façon de l’aider aussi. Je me suis inscrite au dispositif dès le début. Je ne connaissais pas Mme Despalins avant, nous n’habitons pas très loin l’une de l’autre. Je vais faire ses courses d’après une liste qu’elle me donne. Cela se passe bien, elle l’air contente et je le suis aussi.

et

Michèle Despalins, 84 ans

J’ai entendu parler de ce service par une amie. Mes enfants habitent loin, ils gardent contact à distance, mais c’est difficile de ne plus voir sa famille et mes deux arrière-petites-filles de 2 et 5 ans. Je suis donc bien contente que ce service ait été mis en place. Et puis Noémie est jeune fille charmante et gentille. Elle va faire mes courses, chercher mes médicaments à la pharmacie, elle est vraiment très dévouée. On discute un peu aussi. Avant le confinement, j’avais l’habitude de sortir tous les jours pour faire des courses, maintenant je profite uniquement de mon balcon. Mais bon, c’est comme ça !

Isabelle Rastoul, 53 ans

Je bénéficie de l’arrêt maladie pour garde d’enfant de moins de 16 ans, depuis le début de confinement. Je travaille dans une banque, j’étais en contact avec la clientèle, je ne peux pas télétravailler. Alors il me semblait tout à fait normal qu’en échange, je renvoie l’ascenseur et que je me rende utile. Je vais faire les courses de Mme Horvath une fois par semaine. J’habite à côté de la bibliothèque et elle au-dessus du parc Paul Vaillant-Couturier, nous ne sommes pas loin l’une de l’autre. Et puis j’aime bien marcher, en plus il fait beau, j’en profite. J’ai demandé à aider d’autres personnes au cas où ils n’auraient pas assez de volontaires, mais pour l’instant je n’ai pas été recontactée.

et

Suzanne Horvath, 83 ans

J’habite à Arcueil depuis 20 ans, quartier Jules Ferry. Ma fille habite à l’étranger et mon compagnon habite loin. Je marche difficilement, donc c’est compliqué pour faire les courses. Je sors quand même un peu tous les jours, quand il ne fait pas trop chaud, pour marcher dix minutes ou un quart d’heure, je fais des allers-retours le long du parc Paul Vaillant-Couturier car le parc est fermé. Je ne connaissais pas Isabelle et j’ai beaucoup chance car elle est très gentille. Je lui donne ma liste de courses et de l’argent et elle va faire mes courses où je lui demande, soit à Cora soit au petit Carrefour rue Émile Raspail. Cela me rend bien service.

Marie-Odile Jannes, 57 ans

Je travaille pour une PME qui fabrique des logiciels pour la téléphonie mobile et je suis en télétravail. J’ai été volontaire pour aider les gens dès le début du confinement, donc je me suis inscrite dès que le service a été lancé. Autour de moi, je n’ai personne à aider mais je suis prête à aider plusieurs personnes. Pour l’instant je viens en aide à deux dames, dont Mme Mazières pour qui je vais faire les courses une fois par semaine. Elle me donne sa liste par téléphone et elle me rembourse quand je lui apporte. Ce service est vraiment très bien, cela donne l’occasion de rencontrer des personnes qu’on ne connaissait pas. Mme Mazière est une dame très sympathique, on discute un peu quand je lui apporte ses courses, cela me fait plaisir de lui rendre service.

et

Martine Mazières, 70 ans

Mon fils habite dans l’Oise, ça fait loin pour venir m’apporter des courses, mais il est présent par téléphone. C’est sa femme qui m’a donné l’idée d’appeler la mairie pour savoir si un service d’aide aux personnes âgées existait pendant le confinement. Habituellement je fais mes courses moi-même mais j’ai tellement peur d’aller dans les supermarchés, avec les queues qui n’en finissent pas et la foule. Donc ce service m’aide beaucoup. Et Marie-Odile est tellement gentille, elle va faire les courses où je lui demande, elle a une grande ouverture d’esprit, elle a beaucoup de cœur et on voit qu’elle aime aider les autres. Elle m’appelle quand elle m’apporte mes courses, je descends avec mon caddie, mon masque, mes gants, mon gel hydroalcoolique et je transfère les courses dans mon caddie. On discute un peu avant que je ne remonte, c’est très agréable.

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decorationAide à la scolarité pour les collégiens

 Le dispositif d’accompagnement à la scolarité a repris son activité depuis le début des vacances de printemps.

La date de réouverture des collèges en région parisienne étant pour le moment plus qu’incertaine, il est important de pouvoir continuer d’aider les élèves à poursuivre leurs études depuis chez eux. C’est pourquoi l’équipe du dispositif arcueillais d’accompagnement à la scolarité, Entr’aides, fermé depuis le début du confinement, a décidé de reprendre son activité lors des vacances de printemps, afin d’assurer le relais avec les professeurs durant ces congés.

« Les deux accompagnateurs à la scolarité permanents ont commencé par appeler tous les élèves inscrits au dispositif pour leur demander de leurs nouvelles et leur annoncer qu’ils étaient disponibles pour eux par téléphone ou par mail, explique Sophie Moizant, responsable du partenariat Ville/collège et coordinatrice jeunesse. Et ils ont assuré des permanences quotidiennes durant les deux semaines de vacances, alors qu’habituellement le dispositif ne fonctionne que la première semaine des vacances de printemps ».

 

Garder le contact

Les élèves ont apprécié ce soutien, certains d’entre eux étaient très demandeurs. L’équipe a donc décidé de poursuivre ces permanences après les vacances scolaires, du lundi au vendredi de 14h à 16h30. « Nous avons prévu de fonctionner de cette façon jusqu’à ce qu’ils reprennent les cours, ensuite on avisera si on peut de nouveau les accueillir dans nos locaux et dans quelles conditions », explique Cécilia Aitouakli, accompagnatrice à la scolarité. « Il est très important de garder le contact avec eux, de les motiver et de les encourager, ils peuvent être sollicités par tellement d’autres activités quand ils sont chez eux », confie Adel Rhaiem, l’autre accompagnateur à la scolarité permanent.

 

Tous mobilisés pour les collégiens

Pour l’aide aux devoirs, les outils, les méthodes de travail, les élèves peuvent compter sur Cécilia et Adel mais également sur les accompagnateurs bénévoles, Bernard Bernu ainsi que Dominique Perrot qui a créé un site internet Les maths à dom, pour continuer d’aider les collégiens en maths. Cécilia et Adel sont également sollicités par les parents quand ils ont un problème avec le logiciel scolaire Pronote. Mais actuellement, ce qui préoccupe beaucoup les élèves de 3ème, c’est l’orientation : ils doivent faire un choix entre filière générale et professionnelle. Dans ce cas, ils peuvent compter sur l’équipe du Point information jeunesse pour les conseiller.

Tout est mis en œuvre pour aider au mieux les collégiens durant cette période, pour qu’ils puissent continuer de travailler et surtout qu’ils ne décrochent pas.

Sandra Deruère

 

Entr’aides : 01 46 15 08 67
aitouakli.cecilia@mairie-arcueil.fr
adel.rhaiem@mairie-arcueil.fr
Les maths à dom : bit.ly/mathadomarcueil
Point information jeunesse : 01 46 15 08 59/69

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Les petites fabriques de masques

Plusieurs structures associatives se mobilisent pour confectionner des masques alternatifs en tissu réutilisables.

A la ressourcerie La Mine. Dès le début du confinement, Malika, bénévole du rayon mercerie de la ressourcerie La Mine, se demande comment protéger la population et limiter la diffusion du virus. « Il fallait des masques. Ce fut la rencontre d’une de mes passions, la couture, avec ma vocation, prendre soin des autres » retrace cette femme, médecin en rééducation. Elle se met à confectionner des masques alternatifs (selon le modèle normé par l’Afnor) toute la journée de 9h à 20h. Chacun nécessite 30 minutes de travail. Elle en a déjà réalisé plus de 400. « Je suis bien contente que beaucoup de gens puissent en bénéficier. Au début j’avais la drôle d’impression que si je n’en fabriquais pas assez, des gens à qui j’aurais pu éviter le Covid l’auraient attrapé… » explique-t-elle.

La Mine élargit l’initiative le 8 avril en sonnant la mobilisation de ses usagers. Tout le stock est mis à disposition et les machines à coudre de l’atelier sont prêtées si besoin. Une cinquantaine de bénévoles suit aujourd’hui les traces de Malika pour plus de 1 000 masques supplémentaires réalisés. « Nous vérifions une nouvelle fois le tissu solidaire que la mine peut mobiliser. Des gens sont prêts à aider et à partager. Le sens de nos actions se fait plus évident encore, et il le sera davantage dans la période à venir où les gens auront des ressources financières réduites pour faire face à leurs besoins » commente Martina Dörr, coordinatrice de la structure et de l’initiative.

Les masques confectionnés ont été donnés à des associations, des aides à domiciles, aux bénévoles et salariés et le seront aux usagers en fonctions des stocks disponibles. Pour le déconfinement, La Mine souhaite que les couturières de métier qui ont mis bénévolement leur talent au service de l’urgence puissent désormais être de nouveau rémunérées pour leur travail de confection.
A l’étage, le Fablab de La Mine tourne lui aussi à plein régime. Sollicité par l’hôpital du Kremlin Bicêtre, en manque de protection, il est rouvert dès la mi-mars. Inauguré en novembre et plutôt destiné à la réparation ou au prototypage, il fabrique actuellement en série des visières de protection. 24h/24, sept bénévoles se relaient pour en imprimer en 3D. A raison de 1h30 par pièce, ils ne peuvent en fabriquer qu’une quinzaine par jour. Une seconde méthode par découpe laser leur permet ensuite d’en produire jusqu’à 100 supplémentaires par jour. Le modèle est plus fragile mais tout aussi efficace et permet de répondre à l’objectif quantitatif. Mille visières de protection ont été produites pour l’hôpital, des aides à domicile, des centres de santé, etc. 150 seront fabriquées pour le collège Dulcie September. « Nous n’avons plus besoin de travailler la nuit mais on continue notre démarche solidaire pour fournir les organismes de santé qui en ont besoin ou les associations, commerces, etc. » explique Didier Juvin, bénévole.
Pour le fondateur et directeur de la ressourcerie, Régis Pio, « Nous sommes tout à fait dans notre mission d’utilité public. On met à disposition des ressources, on rassemble la dynamique citoyenne. C’est un lieu qui accompagne les politiques publics et aide la collectivité. On en aurait besoin partout. » Mais la structure, qui se retrouve en difficulté avec une perte d’exploitation de 50 000€, réfléchit à de nouvelles stratégies pour survivre à moyen et long terme. « La première solution pour nous aider, c’est de venir. La Mine a besoin de ses usagers pour survivre » lance Régis Pio.

Les P’tits ateliers d’art – Lydie Gannat enseigne d’habitude la couture aux P’tits ateliers d’art, son association d’activités manuelles, rue Emile Raspail. Juste avant le confinement, elle étudie des modèles et découvre celui préconisé par le CHU de Grenoble (mais non recommandé par l’Afnor en raison de la couture verticale). Elle ouvre alors sa malle au trésor et met sa collection de tissu personnelle au service de la confection de masques alternatifs réutilisables. Sa première commande d’envergure émane d’un centre médical parisien.

Du matin au soir, elle en réalise treize par jour. 200 sont sortis de sa machine. Elle réalise les commandes urgentes pour les personnels soignants ou les personnes fragiles en priorité. « Notamment pour les séniors afin qu’ils puissent ressortir. Cela va être dur de le leur faire accepter mais c’est la condition pour refaire marcher leurs jambes » cajole-t-elle. Plus de cent commandes attendent déjà. Lydie a à peine le temps de s’installer que des passants viennent toquer à la porte : « Les hommes demandent des masques classiques, les plus discrets possible. Les femmes ont plus de fantaisie pour égayer cette période déjà sombre. » constate-t-elle en riant.

Commander au « comptoir » c’est bénéficier de l’oreille attentive de Lydie. « Les gens parlent de ce qu’ils ressentent, de la situation. Certains se perdent dans les informations, d’autres sont angoissés. On ne s’imagine pas les situations que certains vivent. Alors je prends du temps pour écouter. » Lorsque le poids des confessions se fait trop lourd, Lydie prend cinq minutes et un carré de chocolat avant de se remettre à sa machine. Les masques de Lydie sont vendus à prix libre : « Faites ce que vous pouvez selon votre bourse. C’est un geste solidaire avant tout. L’argent récolté permettra d’équilibrer le budget de l’association car je ne sais pas où on va » s’inquiète-t-elle.

 

A la Maison des solidarités – A la maison des solidarités également, des bénévoles ont pris l’initiative de confectionner des masques pour les salariés et les bénévoles de l’épicerie solidaire notamment, qui continue d’ouvrir ses portes aux plus précaires. « Dès le début du confinement, j’ai vu qu’il fallait des masques alors j’en ai fabriqués. Confinée, j’ai l’impression de ne rien faire pour les autres, je ne peux pas aider l’AMAP ou La Maison comme d’habitude. C’est ma manière de participer. Je continuerai tant que j’ai le matériel » promet Nicole Favreau qui fabrique entre 40 et 60 masques par semaine.

Appel aux volontaires – Un collectif s’est créé à la Maison des solidarités autour d’une dizaine de couturières et un appel aux dons de tissus et aux volontaires est lancé conjointement avec la Mairie pour permettre à cette initiative de prendre plus d’ampleur afin de pouvoir fournir un maximum d’habitants. (Contact au 01.41.24.28.10, 06.29.77.27.09 et info@lamaison.asso.fr)

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Continuité pédagogique : les enseignants à la pointe de la communication

Même à distance, les enseignants ont continué à travailler avec leurs élèves pour qu’ils prennent le moins de retard possible sur le programme et ne décrochent pas.

Messages électroniques, photocopies, appels téléphoniques, classes virtuelles, blog… Pendant toute la durée du confinement, les enseignants ont utilisé un maximum de moyens de communication pour rester en contact avec leurs élèves et assurer une continuité pédagogique. « Nous mettions des photos des enfants, leurs dessins et des messages sur notre blog, pour que les élèves continuent à se voir, même à distance, pour garder le lien avec eux, et nous avons appelé toutes les familles pour prendre de leurs nouvelles », explique Magali Bellegy, directrice l’école Jules Ferry maternelle. « Dans l’ensemble cela s’est très bien passé, il y a eu très peu de décrochage, mais c’est vrai que certaines familles dont les deux parents étaient en télétravail, nous ont confié avoir du mal à trouver du temps à consacrer à leurs enfants », ajoute-t-elle.

Même réussite à l’école élémentaire Jean Macé. « Nous avons pu effectuer un suivi pour chacun, et nous avons eu de très bons retours de la part des parents, chaque enseignant multipliant différents moyens pour communiquer afin de s’assurer de garder contact avec leurs élèves et faciliter la vie des parents », confie pour sa part Adrien Vincenti, enseignant à l’école Jean-Macé.

Le retour à l’école se fait progressivement, par étape, et pour l’instant les effectifs sont peu importants dans les écoles, la plupart des familles attendant début juin pour voir comment évolue la propagation du virus et comment la reprise s’est passée pour les élèves rentrés le 18 et le 25 mai.

Quelle que soit la décision des parents quant à la date de retour de leur enfant en classe, les enseignants maintiendront une continuité pédagogique à distance, pour que tous les élèves puissent étudier jusqu’aux vacances d’été.

Sandra Deruère

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Les P’tits confinés

 Pendant toute la durée du confinement, les animateurs des accueils de loisirs de la ville ont réalisé des petites vidéos pour animer les journées des enfants, à distance.

 Pas facile d’occuper ses enfants pendant les longues semaines de confinement, sans sortir ou presque de chez soi. Pour éviter qu’ils ne passent trop de temps devant la télé, les jeux vidéo ou ne s’ennuient, les animateurs des différents accueils de loisirs arcueillais ont enregistré des petites vidéos, pour proposer ateliers d’art plastique, de jardinage, mais aussi contes, challenges… « Les animateurs ont été très mobilisés durant toute la durée du confinement, que ce soit en présentielle à l’école Henri-Barbusse où étaient accueillis les enfants des soignants, policiers et pompiers ou par l’intermédiaire des vidéos, assure Karine Brutelle, responsable du service Enfance, ils ont vraiment été exemplaires, ils ont fait preuve d’une grande disponibilité et d’une grande créativité ».

Au total une vingtaine de vidéos des P’tits confinés ont déjà été mises en ligne sur le site de la Ville et ses réseaux sociaux. Vidéos qui ont à chaque fois été plébiscitées par les enfants comme par leurs parents ! « J’ai trouvé que ce projet était une super idée pour monter que nous étions présents même à distance et j’ai tout de suite eu l’idée de proposer des contes, j’en raconte souvent dans mon travail », confie Sandrine Barrère, animatrice à l’école maternelle Olympe de Gouges. « J’ai fabriqué une petite mise en scène réalisée avec les moyens du bord et avec l’aide de mes deux filles pour illustrer le conte, et j’ai filmé avec mon téléphone ».

 

Raphaël Dagault, animateur à l’école Paul Signac et à l’école Jules Ferry, revenant tout juste d’un voyage au Japon, a proposé dans une première vidéo un tutoriel pour fabriquer des origamis. « J’ai essayé de faire une vidéo drôle, sans rester formel, pour faire entrer un peu d’humour dans les foyers », explique-t-il. Il a également participé à un challenge collectif de jonglage de pied avec d’autres animateurs, là aussi très drôle.

Les animateurs ont été particulièrement productifs et envoyé plusieurs vidéos chacun. Toutes n’ont pas pu être mises en ligne pour le moment, mais elles le seront progressivement.

Sandra Deruère

Retrouvez Les P’tits confinés sur le site arcueil.fr, rubrique Les rendez-vous.

 

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