Bertrand Belin

portraitMardi 4 octobre 2016 à 20h30

Espace Jean Vilar
1 rue Paul Signac
94110 Arcueil

Renseignements et réservations :
01 46 15 09 77

Dans le cadre du 30ème Festi’Val de Marne

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Le spectacleLe Festi'Val de MarneTarifs et accèsCap Waller

Artiste incontournable de la scène française et poète à l’écriture singulière, Bertrand Belin a su dans Cap Waller, son cinquième album, réinventer sa musique et ainsi surprendre le public avec une forme hybride entre le folk et le funk. Même si Cap Waller n’existe sur aucune carte, c’est aux sons acérés et sensuels des guitares que le Breton Belin nous invite à longer la côte vers le Sud pour un horizon doux et chaleureux contrastant avec des textes parlant de solitude, de rupture ou encore de la folie du monde.

Ecriture, composition, voix et guitares : Bertrand Belin / Batterie, percussions et chant : Tatiana Mladenovitch / Basse : Thibault Frisoni / Clavier, chant : Olivier Daviaud / Guitare : Julien Omé / Son : Nicolas Delbart / Lumières Julien Bony / Régisseur de tournée : David Etienne Savoie

les musiciens sur scènePremière partie : Gérald Kurdian
L’ancien This is the hello monster ! a choisi de tomber le masque pour privilégier une écriture plus sensible. Sa voix claire s’accommode à merveille d’une musique pop surréaliste, que ses étonnantes envolées électroniques rendent inclassable.

Le Festi’Val de Marne célèbre ses 30 ans du 29 septembre au 19 octobre dans plus de 20 villes du Val-de-Marne !
Une édition anniversaire où la musique embrasse les mots… Festi’Val de Marne

Tarifs :
Plein : 20€
Réduit : 12€

Espace Jean Vilar
1 rue Paul Signac, 94110 Arcueil

Accès en voiture depuis Paris : A partir de la Porte d’Orléans, prendre la RD920. Aux portes d’Arcueil, prendre à gauche, direction Arcueil-Laplace. Dans l’avenue Laplace, prendre la première à droite, av.du Dr Durand. Ensuite à gauche la rue Berthollet, puis à droite la rue Raspail. Se garer dans la rue Emile Raspail.
L’espace Jean Vilar est situé en haut d’un escalier de pierre.

Accès en transports en commun : RER B : De Paris, direction Robinson, descendre à la station Arcueil-Cachan. Prendre la sortie 1 (rue du Docteur Gosselin, située à l’arrière du train). Vous êtes à 5 minutes à pied de l’Espace Jean Vilar.
Bus 187, 162, 165, 184 et Valouette 1 et 3

posterBertrand Belin commente Cap Waller

Que tu dis
« C’est un personnage qui voit quelqu’un arriver à l’horizon. La silhouette se précise à mesure qu’elle se rapproche. Celui qui observe, n’attendant pas de visite, se pose une multitude de questions. On comprend qu’il se berce de l’illusion de n’avoir besoin de personne. Ne pas vouloir aller vers les autres, se dérober à la communauté, puis doucement,  reprendre confiance en l’espèce. On comprend que le personnage de la chanson brûle en réalité de rejoindre les siens. »

Folle folle folle
« J’ai composé ce morceau il y a deux ans et demi, avant l’album Parcs, mais il n’y avait pas trouvé sa place. Il me plaisait énormément mais je ne savais pas trop quoi en faire. Je ne pensais même pas l’enregistrer pour Cap Waller. Puis d’autres chansons se sont présentées, avec des signatures rythmique originales au regard de mes albums précédents. Peut-être que Folle Folle Folle était une graine déposée à l’époque, qui a enfanté tout ce qu’il y a eu autour. »

Douves
« Une autre histoire d’isolement. Une de mes obsessions : l’isolement, le départ, l’exil, le rapport avec le passé. Un personnage dit « depuis quand je n’ai rien parlé ? », il ne sait plus comment on parle, la démonstration est dans la phrase. Les douves, une métaphore de la distance irréductible, très difficile à combler. Reste la capacité poétique à célébrer une fissure dans un mur, parvenir à nouveau à voir la beauté du monde, puis célébrer son existence. »

Je parle en fou
« Une chanson logorrhée, écrite d’un trait, avec une dimension épique qu’on ne retrouve pas dans le reste de l’album. Il y en a toujours une comme ça. Dans chacun de mes albums. Le récit condensé d’une vie. On y trouve un peu de détails, de la « chair », qui pourrait être disposée sur les autres chansons qui sont, elles, en comparaison, assez osseuses. »

Altesse
« Encore une situation d’isolement urbain : un personnage dans un hall de banque, où il va faire sa nuit. C’est étrange de trouver abri dans un hall de banque, quand tu es dans le dernier cercle de la société, comme si les gens retournaient à la source de leurs emmerdes. Je questionne cette crainte du déclassement, cette frontière entre ceux qui en sont et ceux qui n’en sont plus »

L’ajournement
« La chanson parle d’une personne dans une situation d’abandon, de rupture, qui pleure sur un banc, en ville, et commence à rêver d’une issue fatale pour quelqu’un qui lui a fait du mal. Comme dans toutes mes chansons, on ne connaît pas le personnage – son âge, son sexe, son allure. C’est une silhouette dans une chanson structurée, un peu comme ce que la danse serait au théâtre : si on enlève les mots et les accessoires, il reste des silhouettes. »

Le mot juste
« Une histoire d’exil, de départ vers un eldorado. Il y a de la compassion dans mes chansons. C’est un hommage au courage des gens qui traversent le monde au prix de leur vie dans l’espoir de trouver une vie meilleure. Certains, pourtant, resteront. « On t’oubliera, on sait faire ça », ça veut dire qu’il n’y a pas de choix. On s’accommode douloureusement de l’absence des gens. »

D’une dune
« La descente d’un lendemain de fête, la schizophrénie qu’occasionne la pratique noctambule, avec ce sentiment de vivre impérieux, euphorique, puis le lendemain, l’inventaire des paroles et des actes insensés qui ont jalonné la nuit. Comme un super-héros qui se retrouve à poil devant son miroir. »

Au jour le jour
« C’est le même personnage que celui du hall de banque dans Altesse, en rupture, déclassé. Il redoute de voir quelqu’un dans la rue, parce qu’il a peur d’être reconnu par cette personne, préfère exister dans le souvenir de celle-ci. Que cette personne se retourne et soit quelqu’un d’autre, est un soulagement. »

Entre les ifs
« L’équation fondamentale de ce disque, c’est l’individu et le groupe. Est-ce que, en dehors d’un cercle, on est extérieur à quelque chose, ou est-ce que ça ne serait pas le cercle qui est extérieur à quelque chose ? Dans cette chanson il y a un barrage, dont la charge symbolique est la retenue de la force, de la capacité à engloutir. J’adore les barrages, je peux aller loin pour en voir un. »

Soldat
« Il y a toujours une chanson de soldat dans mes albums, cette autre forme de déclassement m’obsède. Un soldat au combat, qui a perdu de vue les motivations, les motifs qui l’y ont conduit, se retrouve comme quelqu’un qui dort dans la rue. La guerre a tout volé en niant tout. Il a pris une balle, il est sonné, il baisse les yeux, voit son uniforme et se dit « qu’est-ce que je fais là, je n’étais pas en train de jouer dans un arbre ? ». C’est un pli temporel, entre l’enfance et la guerre. »

 

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Création musicale pour le très jeune spectateur

Clarinette et mots à l'espace Jean Vilar pour les très jeunes spectateurs, mercredi 29 novembre à 10h30 et 15h30.