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Conférences d’Histoire de l’art

Les jeudis à 19h15 avec Raphaël Fonfroide de Lafon

historien d’art

 

  • 10 octobre : Francis Bacon
    En écho à l’exposition Francis Bacon, du 11 septembre 2019 au 20 janvier 2020, au Centre Pompidou, Paris.
    Bacon a vécu son enfance dans l’insécurité de la Première Guerre mondiale et sa jeunesse dans la violence de la Seconde. Toute son œuvre est une peinture de l’autobiographie, de l’intime, une mise à nu d’un écorché vif.
    Bacon : « L’artiste est capable d’ouvrir ou plutôt de desserrer les valves de la sensation et ainsi de renvoyer plus violemment le spectateur à la vie. »
  • 14 novembre : Christian Boltanski
    En écho à l’exposition Christian Boltanski du 13 novembre 2019 au 16 mars 2020, au Centre Pompidou, Paris.
    L’œuvre de Boltanski s’articule autour de deux notions : la fragilité et la disparition. Il met en scène des photographies, des vêtements, des bottins, etc.
    Les objets deviennent des reliques qui interrogent les limites de la mémoire, les mécanismes de la perte d’identité.
    Hanté par la Shoah, Boltanski cherche à prendre en compte non seulement le massacre du peuple juif mais aussi la question obsédante de savoir comment il est possible qu’une telle atrocité ait pu se produire.
    Boltanski : « Le passage du personnel au collectif m’a toujours intéressé. Même alors que je faisais semblant de parler de mes souvenirs, je puisais non dans ma mémoire, mais dans le souvenir collectif. »
  • 19 décembre : Trois artistes contemporains brésiliens Adriana Varejao, Ernesto Neto, Vik Muniz
    Trois artistes pour trois manières de s’approprier la culture brésilienne, de l’interroger, de la métisser.
    La peinture à l’huile, le lycra et les épices ou la photographie sont utilisés pour créer des illusions : des fictions, des espaces anthropomorphes, des images avec des matériaux inattendus.
    Adriana Varejao : « Dans mes œuvres, la culture brésilienne de l’époque coloniale jusqu’à nos jours, devient une métaphore du monde. Il s’agit du plus terrible holocauste de l’histoire de l’humanité. »
    Ernesto Neto : « Mes sculptures-textiles sont construites avec les mathématiques et la sensibilité. »
    Vik Muniz : « Des illusions, aussi mauvaises que les miennes, font que les gens prennent conscience des manipulations de l’information visuelle. »
  • 16 janvier : Pierre Soulages
    En écho à l’exposition Pierre Soulages du 11 décembre 2019 au 9 mars 2020, au musée du Louvre, Paris.
    Pierre Encrevé, le grand spécialiste de Soulages : « Aucun peintre n’a peint autant de toiles entièrement couvertes de noir que Soulages, mais aucun peintre non plus n’a couvert autant de toiles avec une autre unique couleur. »
    Soulages : « Ma peinture s’est toujours posée hors du dilemme figuration/non-figuration. Il s’agit toujours du réel. Dans l’art figuratif, il est là sous forme d’apparence ; dans l’art non figuratif, il y est sous forme d’expérience. » ; « Ces lignes et leurs espacements font la lumière et la lumière fait naître la couleur dans le noir. »
  • 6 février : Livres, lecteurs et lectrices dans les arts
    Nous analyserons une vingtaine d’œuvres comprises entre le début du 17e siècle et 2016, essentiellement des peintures. Il  sera non seulement question du livre peint/représenté comme symbole, objet de connaissance, de médiation et/ou de plaisir mais aussi du livre comme support nécessaire à la compréhension de l’œuvre et du livre présenté comme une œuvre à part entière (ou une non-œuvre).
  • 19 mars : Christo et Jeanne-Claude
    En écho à l’empaquetage de l’Arc de Triomphe du 6 au 19 avril 2020.
    Christo & Jeanne-Claude font descendre l’art dans la rue, ils le mettent sur le trottoir. L’architecture devient sculpture, avec des plis, des drapés.
    Christo : « La plupart du temps, l’art est présenté sous la forme d’expositions à succès qui ne valent guère mieux que Disneyland. Nos projets sont des expériences qui ne se produisent qu’une fois dans la vie. Elles traitent de la liberté. Notre société bourgeoise aime cette notion de l’art marchandise, destiné seulement à des audiences limitées. Vous n’avez pas besoin de ticket pour voir notre art. »
  • 30 avril 2020 : Bande-dessinée et science-fiction
    La bande-dessinée a parfois été qualifiée de fiction non-littéraire. De son côté, la science-fiction a souvent été décrite comme une paralittérature. Réunissons-les pour en analyser les forces et les faiblesses, et mettre en relief la puissance de la BD de SF pour interroger notre monde actuel.
    Au menu : Les Murailles de Samaris (1983), Sanghri-La (2016), La Horde du Contrevent, vol. 1, Le Cosmos est mon  campement (2017) et La Fièvre d’Urbicande (1985).
  • 14 mai : Carl Andre
    Figure incontournable de l’art minimal, Andre est, entre autres, l’inventeur de sculptures plates sur lesquelles vous êtes invité.e.s à marcher.
    Andre : « Mon travail est athée, matérialiste et communisant. Il est athée parce qu’il est sans forme transcendante, sans qualité spirituelle ou intellectuelle. Matérialiste parce qu’il est fait de ses propres matériaux sans prétendre à d’autres matériaux. Et communisant parce que la forme est accessible à chaque individu à titre égal. »

Galerie municipale Julio Gonzalez
21 avenue Paul Doumer
Adresse postale : 10 avenue Paul Doumer BP 80037 94111 Arcueil cedex
Renseignements : service Arts plastiques
tél : 01 46 15 09 75
arts-plastiques@mairie-arcueil.fr

 

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On voit Brad Pitt et Léonardo Dicaprio. Ils ont des vêtements des années 70.

Programme cinéma Jean Vilar du 18 au 24 septembre

Films de la semaine : 16 levers de soleil, Comme des bêtes 2, Frankie, Le voyage dans la Lune, Once upon a time...in Hollywood, Tu mérites un amour, et Viendra le feu.