Accueil | Démocratie participative | Assemblées de quartier | Comptes-rendus des assemblées | CR assemblée Plateau Kergomard 30 janvier 2016

CR assemblée Plateau Kergomard 30 janvier 2016

Pour consulter ou télécharger ce compte-rendu au format PDF, cliquer ici :

CR Kergomard du 30 janvier 2016

Compte rendu de l’assemblée du quartier Kergomard du samedi 30/01/2016

Les intervenants :

Mme Peccolo Hélène (élue référente du quartier), M. Chambaz Clément, (Responsable du Pôle PIT), M. Benhaddou Farid (mission citoyenneté), Mme Eloundou Elisabeth, Mme Lemasson Myrtille, (habitantes membres du collectif) et 18 habitants.

Ordre du jour :

o Présentation des travaux réalisés en 2015, sur le quartier.
o Vos questions et propositions.

Mme Peccolo souhaite une bonne année et transmet ses meilleurs vœux aux habitants du quartier.
Mme Peccolo rappelle le fonctionnement de l’assemblée du quartier :
• Un collectif composé de six personnes (habitants et élue) est chargé d’animer et d’organiser l’assemblée du quartier. Ce collectif est ouvert à tous et a besoin de bonnes volontés citoyennes pour pouvoir continuer à réfléchir, proposer et porter de nouveaux projets. L’activité du collectif s’organise autour de thématiques (animation, gestion de l’espace public…).
• L’assemblée du quartier qui est l’instance de débat, de propositions et de remontée d’information basée sur l’usage de l’espace public par les habitants
Mme Peccolo présente la méthode que le collectif a mis en œuvre depuis fin 2014 pour traiter efficacement les demandes des habitants :
• 3 ballades urbaines, avec les riverains, afin d’identifier et diagnostiquer précisément les problèmes
• Edition d’un document recensant précisément les points à traiter et les différents intervenants.
• Travail collaboratif avec les services techniques pour mobiliser les opérateurs et solutionner les points

Mme Peccolo informe l’assemblée que l’intervention d’un membre du collectif des habitants de Gentilly initialement prévue est reportée. Il y a dans cette démarche, une volonté d’échanges à venir sur des dossiers transversaux entre les deux villes, qui est à soutenir.
Mme Peccolo et les habitantes membres du collectif lancent un appel à une participation citoyenne plus large dans ce cadre, de façon à répartir la charge du travail et élargir la participation à tout le quartier.
Cet engagement est citoyen, le rôle de l’élu est de l’accompagner et de le faciliter.
Deux habitantes du collectif quartier Mme Eloundou et Mme Lemasson présentent les travaux les plus importants réalisés dans le quartier, suite à des demandes portées par des habitants.

Présentation des travaux réalisés en 2015, sur le quartier :

• Réfection de la voirie (enrobé) du haut de l’avenue P.V. Couturier par le conseil départemental (200 000 €).

M. Chambaz indique que sur ce secteur les institutions partenaires (Etat, Conseil Départemental..) ont une certaine réticence à intervenir du fait du projet « campus grand parc » qui prévoit de gros investissements en termes de voirie, d’équipement structurants (Paris grand express : gare lignes 14 et 15) et de développement des transports collectifs. Malgré cela le conseil départemental suite à une intervention de M. le maire a accepté de mettre en œuvre ces travaux de requalification de la voirie.
Sur ce projet M. Chambaz informe l’assemblée que des groupes de travail associant les partenaires vont se réunir pour évaluer l’impact des aménagements structurants à venir sur le quartier et sur le carrefour des 4 chemins.
M. Chambaz précise que les impacts de ce projet d’intérêt national seront significatifs sur la voirie. Pour exemple 8 lignes de bus sont prévus avec des niveaux de passage important. Ces bus circuleront sur une voirie élargie. Il indique que M. le maire est très attentif et veillera à ce que l’impact de ce trafic supplémentaire soit limité pour les riverains et à ce qu’une coulée verte soit prévue.
• Pose de 50 barrières, du croisement –rue du Colonel Fabien/ avenue Gabriel Péri- jusqu’au carrefour des 4 chemins par la communauté d’agglomération du Val de Bièvre* pour sécuriser le cheminement des piétons (17 000 €)
• Mise en peinture des ponts de l’autoroute A6 par la direction des routes d’Ile de France = pont P.V. Couturier (250 000 €) et pont G. Péri (150 000 €)
• Pose d’un dispositif « anti-pigeons » sous le pont G. Péri par la DIRIF (20 000 €). Ce dispositif n’est pas opérationnel aujourd’hui.
• Aménagements pour sécuriser le stationnement du car et la descente des enfants devant l’école Kergomard (8000 €)
• Pose d’un panneau « avenue G. Péri »+ un panneau lumineux « attention piétons » sous le pont au débouché de la rue du Colonel Fabien par la CAVB (5526 €). Le panneau n’est pas branché aujourd’hui.
• Mise en peinture du garde-corps du souterrain débouchant sur l’école par la régie municipale (820 €)

D’autres travaux effectués ou prévus :

Rescellement des plaques d’égout rue G. Péri afin de neutraliser les nuisances sonores, pose d’un panneau de rue « impasse Vuilleminot », mise en place d’un abribus à l’arrêt du bus scolaire, pose de barrières sur le haut de la rue C. Desmoulins…
M. Chambaz indique que le coût des opérations sur voie publique est très important du fait des obligations/ contraintes assurées (travaux de nuit, fermetures des routes concernées, mesures de sécurité exceptionnelles).

Les questions, propositions :

• Qu’en est-il de l’aménagement du secteur de l’avenue P.V. Couturier, entre les 4 chemins et le carrefour Delaune/ M. Joinville ?
Différents projets sur le secteur sont en réflexion à long terme :
 √ Sentier des Vaudenaires, un projet d’aménagement. Cette opération future, qui est complexe, a un impact sur l’accès à l’avenue P.V. Couturier par le bas.
Projet du Conseil Départemental pour l’aménagement sur le talus d’une piste cyclable, car c’est un axe important menant sur Villejuif.

M. Chambaz donne quelques précisions sur le volet transport collectif du projet « campus grand parc » :
Une grande boucle reliant les villes de deuxième et troisième couronne
L’extension de lignes de métro (8/14…) pour développer la ramification…

Des questions sur les éventuelles expropriations liées à ce projet. Mme Lemasson du collectif quartier rappelle qu’une réunion publique a eu lieu avant les vacances d’été en présence de M. le maire et d’un technicien de l’agglomération en charge du projet « campus grand parc ». Lors de cette réunion M. le maire a exposé les grand enjeux (pôle d’excellence scientifique) et potentiels de développement pour le quartier (transports, commerces…). Concernant les expropriations M. le maire a précisé qu’ Arcueil n’était pas dans la zone d’aménagement concerté du projet.

• Des habitants de l’avenue Riquet ont reçus un courrier en lien avec la future ligne de métro, avec une proposition de dédommagement ?
Dans le cadre des travaux de creusement de la ligne de métro, des riverains ont été contacté afin d’évaluer les risques et donc les éventuels dédommagements.

• Une habitante pose la question de la sécurité du cheminement piéton (en particulier les enfants) le long de l’avenue G. Péri, du fait de la vitesse, de la proximité des voitures /motos et de = mise en place de barrières ?
Pour M. Chambaz, les services de la ville ont engagés un programme d’investissement conséquent sur le quartier. La pose de barrière a un coût important, donc il ne semble pas pertinent d’en installer sur toute la longueur de l’avenue. Par contre la pose de quelques barrières sur des zones identifiées comme difficiles ou stratégiques, est envisageable.
Mme Peccolo appelle les habitants à mettre en place un collectif qui se chargera de réfléchir à des propositions à l’échelle du quartier, concernant les moyens de faciliter et sécuriser les cheminements piétons.

M. Chambaz informe les habitants des compétences « cadre de vie » de la communauté d’agglomération du Val de Bièvre. Il précise aussi que cette collectivité qui aujourd’hui regroupe 7 villes, s’est transformée dans le cadre de la métropole du Grand Paris, en territoire T12 avec 23 villes.

• Il y a un petit élément métallique du pont des 4 chemins qui s’est détachée et est suspendu au-dessus de la route, est-ce dangereux ?

• Pourquoi le carrefour des 4 chemins est mal éclairé la nuit ? Il y avait un dispositif d’éclairage avec de grands projecteurs, il y a quelque temps il ne semble plus fonctionné pourquoi ? M. Chambaz indique que ce dispositif est géré par la DIRIF (Etat).

• Une habitante demande quels sont les moyens de pressions dont dispose les villes à l’égard de l’Etat ? Mme Peccolo précise que la ville intervient en interpellant les administrations compétentes ou par une intervention de M. le maire. De plus sur certaines opérations les pétitions de riverains peuvent aider à appuyer une intervention.

• Une riveraine proche de la couverture de l’A6 constate que les abords sont sales et les aménagements-plots bétons pour marquer les stationnements, les tiges métalliques de soutien à ces plots apparentes- sont cassés (pneus crevés, poubelles non vidées…). M. Chambaz précise que le maitre d’œuvre de cette couverture est l’Etat (DIRIF). Il y a un contentieux des villes concernées et l’Etat sur certains aspects des travaux réalisés et en particulier le mobilier urbain choisi (plots descellés, contours béton marquant les places de stationnement inadaptés…). Ce chantier n’est pas réceptionné à ce jour. La ville n’est pas compétente pour intervenir au niveau de cet ouvrage, dont l’Etat est responsable.
Concernant la propreté M. Chambaz indique que la ville vient de relancer un observatoire de la propreté, il invite les Arcueillais volontaires à y participer. Cette instance réfléchis aux meilleures actions à mettre en place pour gagner en efficacité et en lisibilité sur les problèmes de propreté, qui sont l’affaire de tous.
Concernant la gestion de la propreté, M. Chambaz précise que le service nettoiement c’est 17 agents sur la ville, avec un taux d’absentéisme faible.
Sur le terrain il y a chaque jour :
Une équipe de 8 agents qui intervient essentiellement sur les grands axes, avec 2  balayeuses et 2 laveuses.
2 agents pour les encombrants = Arcueil est la deuxième ville de l’agglomération qui ramasse le plus d’encombrants chaque année (40 tonnes), derrière Villejuif qui a 40000 habitants.

Pour les encombrants l’organisation s’articule autour des règles suivantes :
√ Tous les jeudis matins une équipe est chargée de récolter les encombrants sur les  immeubles collectifs
√ Pour les particuliers le ramassage s’effectue sur rendez-vous.

Deux annonces :

D’ici le second trimestre 2016, une équipe volante (2 agents) interviendra pour traiter manuellement certains quartiers, sur la base de constats de salissures ponctuelles.
√ Les missions des agents de surveillance de la voie publique (qui devraient passer à 7 agents d’ici la fin 2016), vont être élargies à la verbalisation des dépôts sauvages, en plus du stationnement. Aujourd’hui les 4 agents interviennent sur les zones de stationnement réglementé essentiellement (zones vertes, zones bleues, places handicapés, livraisons) Cette problématique du stationnement sauvage est d’autant plus forte rappelle Mme Lemasson, que ces agents ne verbalisent pas sur ce quartier, alors qu’il y a de vraies difficultés.
• La rue Vigneron fait encore l’objet de dépôts réguliers. M. Chambaz indique que ces dépôts ont diminués de près de 80% depuis la réfection de la voie et la mise en place de la zone « Autolib »

• Une habitante demande pourquoi il n’y a pas d’agent de sécurisation des traversées de routes pour les enfants de l’école Kergomard, au même titre que celui qui intervient sur Barbusse, car dans ce quartier les véhicules roulent vite ? Mme Peccolo indique que ce type de propositions peuvent être portées par un collectif sur les cheminements piéton.

Mme Peccolo invite les habitants à participer au collectif du quartier, car c’est un moyen concret et efficace pour faire avancer des dossiers, traiter des problèmes ou porter des projets de quartier.
Un thème émerge sur le quartier, celui des cheminements piéton, avec des propositions qui émergent : sécurisation des traversées pour les enfants par agents de la ville ou bénévoles, barrières supplémentaires sur certaines voies, éclairage du carrefour des 4 chemins, traitement rapide du stationnement sauvage…
Cette problématique, du fait du maillage du quartier par de grands axes de circulation automobile, qui représentent un risque permanent pour les piétons, est une priorité à traiter rapidement.
Sur la base de ce constat, des habitants ont décidés de monter un groupe de travail, pour élaborer un plan d’action global basé sur un diagnostic et l’usage de l’espace public, avec des préconisations concrètes et efficaces.
D’autres modes d’action sont discutés comme par exemple le droit de pétition pour faire avancer le traitement des problèmes de cheminement sur le quartier.

*Les compétences « cadre de vie » de la CAVB sont la voirie, l’assainissement, la gestion des déchets et l’éclairage public

A lire...

CR du collectif de quartier Curie du 14 juin 2017

A lire en ligne et/ou à télécharger