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Hommages à Charles Di Gennaro

Conseiller municipal d’opposition (liste Arcueil autrement) de 2008 à 2014, Charles Di Gennaro  est mort dimanche 13 mai à l’âge de 65 ans.

Très attaché à sa ville, il avait été président d’Arcueil Animation et de l’association des commerçants de l’avenue Laplace où il a tenu avec son épouse le bar-PMU-presse Au lapin doré.

Ses obsèques se dérouleront jeudi 17 mai à 15h à l’église Saint Denys d’Arcueil.

 

Voici le discours prononcé par Yves-Bernard Gabay lors des obsèques de Charles Di Gennaro,

suivi de deux témoignages d’Arcueillais lui rendant hommage :

 

Charles,

Toi dont l’ancêtre italien avait, depuis longtemps, choisit la France, toi, qui, né en Tunisie, est arrivé ici à l’âge de six ans, à peine, Arcueil coulait dans tes veines !

Ici tu as grandi, ici tu as épousé Christine, ici tu as fondé une famille. Ta famille ! Charles.

Comme tu étais fier de tes enfants ! De tes deux fils ! Combien tu aimais et te réjouissais de Lorina, ta petite fille. Combien tu aimais ces bonheurs simples, sans façon ; combien tu rayonnais, toujours souriant, lorsque tu évoquais la dernière tablée familiale ou le dernier week-end en famille. Les vacances en Sologne, aux limites du Berry. Gièvres. La plage sur le Cher où tu emmenais les enfants danser sur les vieux tubes des années 70 et 80 ! La maison familiale de Cérilly t’est un vrai royaume, Charles, ton royaume ! Et, les enfants devenus grands, si tu t’éloignais, c’était pour un week-end, une escapade normande, avec Christine, en amoureux, à Deauville, Cabourg ou Villers-sur-Mer, vous étiez inséparables ! Si tu avais la passion de la voiture ancienne – tous se souviennent de ta traction et de ta Renault 30 -, c’était pour promener ta famille ; si tu aimais les voyages, en République tchèque, en Allemagne ou en Italie, c’était pour accompagner Cyril, ton fils, dans les expositions et manifestations d’entomologie et de ventes d’insectes. La famille, au fond ta seule vraie passion.

Pour faire vivre les tiens, combien tu as travaillé ; dans une société d’électronique dont tu gravis tous les échelons, jusqu’en 1988, puis au « Lapin doré », qui fut, d’abord, boutique de jouets et vêtements pour enfants, puis presse et librairie, avant de se faire bar, journaux et PMU. C’est là que, pour ma part, je t’ai connu. Toujours jovial et plein d’humour, homme de contact, affable et sympathique, tu n’en étais pas moins entier, sincère et vrai ; lorsque tu avais quelque chose à dire tu savais l’exprimer sans fard et sans détour, mais sans méchanceté aucune et sans offense.

Charles, si au « Lapin doré » tu servais tes clients, si chez toi tu servais ta famille, dans la cité, parce qu’altruiste et citoyen, tu étais au service de tous. Très tôt, tu investis ton temps dans la vie associative, au Cosma, où tu fus bénévole pour accompagner les enfants à la piscine. Tu fus aussi un acteur incontournable d’Arcueil Animation et tu fus fondateur et animateur de la « Foire aux miettes » d’Arcueil, qui fut une vraie réussite. Pendant plus de deux décennies tu fus président de l’Association des commerçants et artisans de Laplace centre-ville d’Arcueil. Enfin, tu fus conseiller municipal de 2008 à 2014 ; mais si tu as ainsi participé à la politique locale, c’est en apolitique et sans aucun esprit de clan que tu le fis, en parfait représentant de la société civile, sans être membre d’aucun parti mais les respectant tous. Toujours disponible, toujours prêt à rendre service et à aider les gens, c’est dans la discrétion efficace et agissante que tu as mis en contact les uns, aidé à trouver un emploi ou contribuer à procurer un toit aux autres. Tout cela de façon désintéressée. De tes fonctions municipales, qu’as-tu retiré, pour toi ? Que le plaisir de pouvoir célébrer le mariage du cousin Thomas et de Louise qui est ainsi devenue son épouse.

Pour toi, les Arcueillais ne sont que ta famille élargie. C’est pourquoi, avec tous, tu n’avais de cesse d’apporter ton concours à l’apaisement des difficultés et, bien sûr, lorsque cela t’était possible, à l’accroissement des bonheurs – c’est ta façon de partager l’humanité – toujours avec cette fibre familiale et dans la discrétion. Cette discrétion qui t’a conduit à subir ta longue maladie sans jamais te plaindre auprès de quiconque et sans jamais rien dire, même à tes amis. Charles, jusqu’au bout, tu as souffert l’inéluctable sans défaillir, dans le silence aimable, et avec même la suprême élégance du sourire.

Charles, nul n’oublie ni ne t’oublie. Nous sommes avec toi comme nous le sommes auprès de Christine et des enfants. Plus qu’en nos mémoires tu es dans nos cœurs. Ce ne sont pas que des mots car, avec saint Jean, tu as toujours privilégié les actes, et l’amour que l’on te porte est particulièrement agissant.

Charles, sans blasphème aucun, tu contraries presque l’Ecclésiaste lorsqu’il déclare que le jour de la mort est meilleur que celui de la naissance, car aujourd’hui, un 17 mai, est le jour où il y a soixante-six ans tu es venu sur terre quand aujourd’hui tu la rejoins ! Charles, aujourd’hui, nous aurions tant aimé allumer des bougies pour ton anniversaire. Nous aurions tant aimé faire sauter le bouchon du champagne pour te fêter dans le rire et la simplicité, l’amour et l’amitié.

Charles, ON T’AIME.

 

 

 

Ce jeudi 17 mai, l’église St Denys était comble pour les obsèques de monsieur Charles Di Gennaro. Déjà sur Facebook près d’une soixantaine de témoignages mettaient en valeur la personne qu’il fut.

Nous le connaissions par notre fréquentation du « Lapin doré » qu’il avait repris avec son épouse en 1988 : auparavant, un magasin de jouets qu’ils convertiront en la « Maison de la presse » de l’Avenue Laplace. Nous échangions quelques mots à l’occasion de l’achat d’un journal tôt le matin ou le soir lors du retour du travail. L’homme était sympathique. Au fil des 27 années d’existence. nous verrons le magasin se transformer par l’adjonction d’une photocopieuse, du Loto du PMU, d’un flipper et enfin d’un bar où le petit café du matin était possible. Beaucoup de manutention sans doute mais toujours le sourire de l’accueil et la disponibilité pour le service.

Sur les dernières années Monsieur Charles Di Gennaro et son épouse avaient même relevé le challenge de créer une arrière salle, type patio, où quelques tables et chaises accueillaient le séant des lecteurs et des abonnés aux jeux. Un endroit étonnamment calme dans cette avenue, propice au grattage et à la réflexion dans l’espoir d’empocher les gains promis. L’endroit devenait ainsi un lieu de rencontre convivial et les habitués s’y retrouvaient.

Hélas, ce sas de décompression et d’achats de journaux allait fermer fin 2015. Monsieur et madame Di Gennaro s’en allant à Paris pour soutenir leur fils qui ouvrait sa boutique d’ethnologie, à qui ils avaient d’ailleurs cédé un peu d’espace pour ses ventes dans leur magasin.

Et le 22 décembre 2015, invité par les propriétaires, nous rejoignîmes d’autres personnes, habituées comme nous à ce lieu devenu unique et populaire à partager le verre de l’amitié. Une petite fête honorant monsieur et madame Di Gennaro en remerciement de leurs services et de leur générosité.

Nous avons tout particulièrement apprécié leur démarche d’avoir sollicité le concours de l’épicerie de l’autre côté de l’avenue pour poursuivre la vente du « Parisien » puis du Journal du dimanche et de l’Equipe. Monsieur et madame Di Gennaro ont eu ainsi le souci de leur clientèle journalière, ils n’étaient pas obligé.

Une vie simple, en apparence, de commerçants persévérants et férus à leur travail mais aussi une vie d’engagements dans la société aux travers de l’élection de monsieur Di Gennaro au conseil municipal : (2008 – 2014) à l’affût de ce qu’il pouvait faire pour aider, combattre l’indifférence et les difficultés du bien vivre ensemble, innover. Il nous reste son sourire et la chaleur humaine qu’il dispensait sans compter et pour paraphraser un chant de la célébration monsieur Charles Di Gennaro tenait, nous semble t-il, sa lampe constamment allumé ou était un homme de cœur.

Philippe Cocquebert.

Aller chercher son journal au “Lapin doré” c’était avoir le plaisir de pénétrer dans un univers convivial, qu’avait su créer monsieur et madame Di Gennaro. L’on pouvait discuter, échanger avec le patron ou l’un des habitués présents qu’ils soient là pour le Pmu, le Loto, le flipper ou pour boire un café ou un petit verre. En somme un moment de partage.

Au delà de cet esprit village, sis Avenue Laplace, et grâce à la passion de leur fils Cyril pour les papillons exotiques, l’on était transporté dans des contrées lointaines (Ethiopie notamment) en regardant les cadres exposés dans le magasin, ainsi qu’en vitrine ou se trouvait des objets du quotidien de là-bas.”

Geneviève Rigard

 

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