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Disparition du peintre arcueillais Vladimir Vélickovic

Le peintre Vladimir Vélickovic est disparu subitement d’une crise cardiaque le 29 août 2019 à Split, à l’âge de 84 ans.

Né le 11 aout 1935 à Belgrade, il entreprend des études d’architecture et s’oriente vers la peinture. En 1965, il obtient le prix de peinture de la biennale de Paris et,  alors qu’il avait le projet de revenir dans son pays, l’attraction de la culture française va faire de lui un résident permanent. Dans ces mêmes années, il rencontre Antonio Segui  qui l’héberge à  Arcueil avant qu’il s’y installe dans son propre atelier.

Il est révélé au grand public en 1967 avec une exposition à la galerie du Dragon à Paris et devient associé au mouvement de la figuration narrative. En 1972, Veličković représente la Yougoslavie à la Biennale de Venise. De 1983 à 2000, il est professeur à l’école supérieure des beaux-arts de Paris et il est élu à l’Académie des beaux-arts en 2006.

Son implication à Arcueil remonte à la fin des années 90 avec sa participation au prix Antoine Marin pour lequel il a parrainé  des jeunes artistes serbes qui ont obtenus  de nombreux prix. Il a participé également au collectif de programmation de la galerie municipale Julio Gonzalez.

Ce Parisien-Arcueillais laisse une œuvre puissante, marquée par la guerre et la violence de l’homme faire à l’homme. Il a en effet été marqué par les atrocités de la 2eme guerre mondiale, puis par les violences et les déchirures de l’éclatement de l’ex-Yougoslavie. On pouvait voir dans son atelier à Arcueil, à côté de corbeaux empaillés qui hantaient ses toiles ainsi que des potences et des barbelés déchiquetés,  un drapeau de l’ex-Yougoslavie. Il disait en effet qu’il était serbe, mais surtout yougoslave

Sa disparition crée un grand vide dans le milieu de l’art contemporain et auprès de tous ces proches, amis peintres et amateurs arcueillais.

Une rétrospective de ses œuvres est programmée au mois de décembre prochain au Fonds Leclerc de Landerneau.

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