En vous promenant dans la ville…

…Vous ne pourrez ignorer le spectaculaire pont aqueduc – les puristes disent « les aqueducs » puisque deux ouvrages ont été successivement posés sur les bases d’un premier édifice construit au IIIe siècle, lequel enjambe la vallée creusée par la Bièvre et marque la frontière entre Arcueil et Cachan.

aqueduc en noir et blanc

L’édifice compte 77 arches, mesure un kilomètre de long et culmine à 41 mètres de hauteur. Pour des raisons de sécurité, il n’est, hélas, pas accessible au public…

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Façade de la Maison des Gardes…Mais non loin de là, dans le quartier historique, la Maison des Gardes (XVIIe siècle) est le dernier vestige de la superbe seigneurie des princes de la Maison de Lorraine dont on peut se faire une idée, grâce à des tableaux de Jean-Baptiste Oudry qui résida tout près, dans la maison dite « à la colonne », dont les fondations ont été préservées.
Aujourd’hui, la Maison des Gardes est fréquentée par les élèves du conservatoire municipal et de l’école de dessin…

…Toujours au cœur du centre historique, l’ église Saint-Denys, construite à la fin du XIIe siècle et classée monument historique, vaut le détour…

…Toujours au cœur du centre historique, l’ église Saint-Denys, construite à la fin du XIIe siècle et classée monument historique, vaut le détour…

…Cependant, République oblige, c’est l’imposant bâtiment de l’ancienne mairie qui domine le quartier. Inauguré en 1886 par le préfet Eugène Poubelle et le maire Emile Raspail, ce bel édifice rebaptisé centre Marius Sidobre – maire de la ville dans la période de l’après-guerre – accueille aujourd’hui les associations.

 

 

 

 

Rue de la Convention, l’Institut du radium où Marie Curie s’installa dans les années 20 pour mener ses expériences sur la radioactivité a fait l’objet de mesures de décontamination : le site, qui appartient à l’université Paris VI, connaîtra prochainement sa nouvelle affectation.

 

Anis GrasManufactures de pierres et de briques datant du XIXe siècle, la distillerie Anis Gras fut fondée par Emile Raspail pour y produire une liqueur thérapeutique inventée par son père, François-Vincent Raspail, savant humaniste engagé qu’on appelait « le médecin des pauvres ». Il paya, de l’exil, ses convictions républicaines.

Dans les années 60, les frères Gras s’y installèrent pour produire leur fameuse anisette. À leur départ, la ville a racheté ce site de caractère et, après des travaux de restauration, le lieu qui garde son nom vit sa nouvelle existence depuis 2005 comme friche pluri-culturelle. Jouxtant ce bâtiment, remarquez la belle maison de maître, dite « maison Raspail », aujourd’hui habitée par le célèbre peintre Antonio Segui…

La Chapelle Perret…De l’autre côté de l’avenue Laplace, il faut chercher un peu pour trouver la singulière chapelle Perret, du nom de son bâtisseur connu pour être l’un des premiers architectes à avoir donné ses lettres de noblesse à ce matériau usuel qu’est…le béton.
La chapelle est un étonnant et sombre écrin qui se distingue aussi par sa remarquable acoustique.

 

 

Ancienne demeure du savant chimiste Claude-Louis Berthollet, le collège, des dominicains, Albert Legrand fut dirigé par le révérend Père Didon qui en fit une école d’excellence en matière d’éducation physique et sportive.
Il inventa la devise « Ciltius, Altius, Fortius »(plus vite, plus haut, plus fort), reprise en 1931 par son ami le baron Pierre de Coubertin pour rénover l’esprit des Jeux Olympiques. Conservé, ce remarquable bâtiment est aujourd’hui occupé par la Caisse des dépôts et consignations.

Plus pittoresque que pimpante, la maison dite « aux quatre cheminées » – 34, rue Cauchy, attire l’attention parce qu’elle fut durant 30 ans l’antre d’un prestigieux locataire : le génial pianiste et musicien Erik Satie qui repose dans une modeste tombe au cimetière d’Arcueil… Quant aux amateurs de curiosités, ils pourront se faire indiquer la demeure où le marquis de Sade s’est livré à quelques occupations peu recommandables… Et, plus gai, la maison où le couturier Jean-Paul Gaultier vécut son enfance élevé par ses grands-parents…

Pour finir, sur cette visite écliptique, poussez jusqu’à la rue de la Convention, une plaque honore le souvenir de Dulcie September, dirigeante de l’ANC assassinée en 1988. Parce qu’elle habitait Arcueil, le collège de la ville porte son nom…

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A lire...

Bibliographie

Quelques ouvrages et sites sélectionnés sur l'histoire de la ville d'Arcueil