Projets fondateurs d’Arcueil Comestible

graphisme arcue

————–  Initiatives comestibles  —————

fruitierLa démarche Arcueil Comestible est portée par les initiatives habitantes et par les agents de la ville, les jardiniers du secteur Parcs et Jardins (service Cadre de vie – pôle Patrimoine et Interventions techniques). La dynamique d’implantation de végétaux comestibles en ville est notamment rendu possible par le travail des agents municipaux qui est réalisé sur la ville, dans les massifs municipaux et dans les différents aménagements de l’espace public. Les initiatives comestibles dans l’espace public remplissent plusieurs missions :

  • Sensibiliser les usagers à la biodiversité et à la présence végétale en ville
  • Favoriser la faune urbaine, notamment les insectes pollinisateurs
  • Introduire une démarche de « production » locale et de consommation de comestibles issus de l’espace public

L’implantation de comestibles en ville passe par la plantation d’arbres fruitiers en remplacement des arbres ou arbustes d’ornement lorsque ceux-ci doivent être changés. Plusieurs sites sur la ville d’Arcueil ont été transformés par l’arrivée de comestibles :

graphisme arcueil comestible La promenade de la Vanne propose aujourd’hui différents types de fruitiers (pommier, poirier, abricotier, noisetiers, groseilliers). D’autres sites, comme la rue Marius Sidobre , accueillent plus discrètement des arbustes fruitiers (mûriers) qui s’intègrent dans l’aménagement urbain. L’hôtel de ville est un lieu particulier puisqu’il propose à la fois des massifs classiques de fleurs d’ornement et une présence de comestibles avec des arbres fruitiers en pots autour de l’escalier d’entrée. Le jardin de l’église a été entièrement repensé et aménagé par le secteur Parcs et Jardins, et des vignes ont notamment été plantées en témoignage de l’héritage historique du lieu.

 

Le bac à glaner (rue Maxime Bacquet) est la dernière installation d’Arcueil Comestible : il s’agit d’une graphisme arcueil comestiblebenne reconvertie en bac à planter pour permettre aux habitants et aux passant de « glaner », de récolter des plantes comestibles dans le bac comme des aromatiques, des framboises, des fraises, de la verveine…  Des recettes ont été imaginées avec ces plantes qui poussent en milieu urbain pour inciter les habitants à consommer des plantes venant de l’espace public pour surmonter le blocage que cela peut représenter.

Glaner, ça veut dire quoi ? 

A l’origine, il s’agit d’un terme propre à la campagne : récolter par-ci, par-là les légumes qui restent dans les champs après le passage de l’agriculteur. Glaner, c’est donc ramasser des comestibles de manière autorisée et raisonnée (ne pas prendre tout le plant sinon personne ne pourra plus se servir!).

————–  Permis de végétaliser  —————

permisA Arcueil, le dispositif du permis de végétaliser est lancé en mars 2017. Il a nécessité un travail préalable de rédaction du permis par la ville, entre 2015 et 2016. Ce travail s’est fait à travers la dynamique  Arcueil Comestible, en parallèle du lancement des jardins partagés. Il encourage à planter des plantes sauvages et horticoles, si possible comestibles ou mellifères. Les habitants porteurs de permis installent de plus en plus d’espèces comestibles : il y un côté presque ludique, comme un défi, à faire pousser quelque chose qui peut servir à notre consommation ou à celle de la faune urbaine.

graphisme arcueil comestible

Le permis de végétaliser est un dispositif qui autorise un habitant à végétaliser l’espace public. Différentes formes d’occupations de l’espace sont possibles : bac, jardinière, plantation en pied d’arbre… Le permis engage l’habitant à entretenir l’espace qu’il souhaite végétaliser. En échange, la ville peut fournir un apport matériel,  en fonction des situations, pour accompagner le projet proposé. graphisme arcueil comestible

Des jardins de  poche  sont aussi mis en place sur la ville. Ce sont des espaces plus restreints que les jardins partagés et plus grands que les bacs, où chaque jardinier établit un permis de végétaliser avec la Ville pour avoir l’autorisation de cultiver ces espaces spécifiques (espaces résiduels aux abords de l’autoroute A6 qui forme une fracture urbaine). En 2018, beaucoup de courgettes et de citrouilles y ont poussé !graphisme arcueil comestible

 

————– Jardins collectifs  —————

jardinIl y a 4 jardins partagés à Arcueil qui ont une convention avec la ville. D’autres existent également mais sont gérés par le bailleur social Opaly. Les 4 jardins « ville » sont sur des parcelles municipales. Ils sont gérés par les habitants mais un travail collectif de rédaction de convention a été réalisé entre la ville et les jardiniers amateurs. Les jardins partagés sont des espaces publics : ils sont ouverts à tous et les jardiniers y accueillent les visiteurs au moins une fois par mois afin de favoriser l’inclusion de tout habitant curieux.

graphisme arcueil comestible

  • Le premier jardin voulu et porté par des habitants s’est développé au nord, dans la cité du Chaperon vert . Quelques habitants cultivent en pied d’immeuble (2012) et établissent ainsi le jardin des Rêves. Le quartier du Chaperon Vert étant en  rénovation urbaine, le jardin des Rêves s’est donc  déplacé et se déploie dans sa forme et  son emplacement actuels  depuis 2015, entièrement cultivé et entretenu par des habitants.
  • Le second jardin est apparu au sud de la ville en ville, appelé le jardin Cauchy-La Fontaine. Sous l’impulsion d’habitants motivés et avec le soutien de la ville, la parcelle inoccupée a été mise à disposition par la ville en 2015 et la co-construction de ce jardin s’est faite en parallèle du lancement de la démarche Arcueil Comestible. Les jardiniers l’ont investi, revendiquant le caractère ouvert du jardin. Les jardiniers se sont organisés entre eux et se sont regroupés sous la forme d’une association nommée « Mauvaises Graines ! ».
  • Le troisième jardin, le jardin Roure, s’est installé à l’ouest de la ville, dans un espace résiduel entre des habitations, une rue et la promenade de la Vanne qui se situe sur le tracé de l’Aqueduc de la Vanne. Il s’est construit à la suite du jardin Cauchy en 2016 et ses jardiniers sont membres de la même association. Le jardin Roure fonctionne indépendamment et a permis une belle requalification d’un terrain municipal peu connu.graphisme arcueil comestible
  • Le jardin de la Maison des Solidarités est présent sur la ville depuis 2012, il s’agit historiquement du premier jardin partagé d’Arcueil. Il possède sa propre convention et est géré par la Maison des Solidarités qui regroupe différents collectifs dont le collectif jardin. C’est un jardin ouvert à tous, gérés par les jardiniers du collectif jardin.

graphisme arcueil comestible

Les jardins familiaux sont présents dans la ville depuis bien avant les jardins partagés. Il y a 2 sites de jardins familiaux à l’est d’Arcueil : les jardins Saint-Just et les jardins Duroc, gérés par une même association. Les jardins familiaux à l’ouest de la ville sont principalement situés sur la commune de Bagneux. Il y a une influence réciproque entre les deux modèles de jardins collectifs et en 2018 une convention commune a été réalisée, en co-construction, pour l’ensemble des jardins : partagés et familiaux.

Liens utiles : Convention – jardins partagés – Arcueil Convention – jardins familiaux – Arcueil

————– Jardins pédagogiques —————

jardinIl y a une dizaine de jardins pédagogiques actifs sur la ville en 2019 : ils sont gérés par les écoles ou par les accueils de loisirs. Les enfants y découvrent la plantation de légumes, la manipulation de la terre et les autres plantes comestibles (fleurs, aromates…). Chaque jardin  a ses propres plantations.

graphisme arcueil comestible

Les jardins pédagogiques peuvent prendre la forme de carrés plantés ou de bandes en pleine terre. Ils sont mis en place par les jardiniers du secteur Parcs et Jardins (pôle Patrimoine et Interventions techniques) et entretenus par les responsables des jardins pédagogiques au sein des écoles et des centres de loisirs. L’animatrice jardin s’occupe du suivi des jardins pédagogiques et réalise des animations avec les enfants. Chaque groupe d’enfants y réalise des plantations et des décorations pour apprendre à reconnaître les légumes. Les jardins pédagogiques sont très actifs de mars à octobre mais des activités liées au jardinage sont réalisées pendant les mois d’hiver (préparation de la terre, semis, rempotage…)

graphisme arcueil comestible

Quelques écoles ont également des hôtels à insectes pour favoriser la biodiversité et sensibiliser les enfants à la découverte de la faune urbaine : ne pas avoir peur des insectes, ne pas les écraser, savoir reconnaître les insectes dangereux sans les tuer (frelons asiatiques, guêpes…). Les hôtels à insectes dans les écoles permettent de compléter les installations réalisées dans l’espace public sur le territoire d’Arcueil.

graphisme arcueil comestible

Plusieurs écoles sont aussi dotées de composteurs dans les jardins pédagogiques. Il s’agit d’un projet à double objectif, mis en place entre le pôle Education et le pôle Patrimoine et Interventions techniques : développer les jardins pédagogiques et lutter contre le gaspillage alimentaire. Les composteurs sont mis en place en partenariat avec la Rived, le service public de valorisation des déchets du territoire Grand Orly Seine Bièvre.


graphisme arcueil comestibleArcueil comestible, c’est encore bien d’autres projets en construction : des jardins, des événements, des animation… ! N’hésitez pas à nous proposer vos idées de projets et à participer aux Ateliers de travail actifs Arcueil Comestible qui ont lieu régulièrement (informations à venir).

Pour recevoir les informations concernant la démarche et ses projets, vous pouvez prendre contact avec la mission Nature en ville afin d’être ajouté à notre liste de diffusion. 

A lire...

Affiche

Inauguration du jardin partagé Emile Feuille

Le jardin partagé Emile Feuille organise un petit buffet inaugural le dimanche 20 septembre 2020 …