Une ville à croquer

Extrait ANC Arcueil notre Cité – Octobre 2016

 

Rendre la nature en ville plus visible, améliorer le cadre de vie, favoriser le lien social, engager une démarche d’alimentation locale… En un an et demi, le programme « Arcueil, ville comestible » est déjà une réalité dans tous les quartiers.

 

«Pourquoi cet engagement ? Parce que ce projet est mené ensemble, élaboré conjointement par les habitants et par la Mairie, selon une tradition arcueillaise en quelque sorte. » Christophe Seguin résume ainsi son adhésion précoce à la « ville comestible », depuis le début de l’aventure il y a un an et demi, et plus particulièrement à l’aménagement et à la culture du jardin partagé de la rue Cauchy. Cet ensemble
adverbial est illustré par les conseils qu’il prodigue aux plus jeunes découvrant thym, courgettes, citronnelle…
En cette fin d’été, l’emblématique jardin partagé de quatre cents mètres carrés situé à quelques pas de l’église, à l’angle des rues Cauchy et de la Fontaine, impressionne par son abondance et sa belle tenue. D’autant plus lorsque l’on se souvient de l’aspect désolant que la parcelle en friche présentait encore aux riverains et aux passants en avril 2015.
Quel chemin parcouru depuis ! Le top départ fut donné par la réunion exposant la démarche « Arcueil, ville comestible » le 5 mars 2015. Cent vingt personnes s’étaient retrouvées dans la trop petite salle du conseil
de l’hôtel de ville. Le conseiller municipal délégué aux Espaces verts et à la Nature en ville, Simon Burkovic,
pouvait afficher un large sourire. Au-delà d’une simple curiosité, les habitants se montraient dès lors très intéressés
voire passionnés.

Dans le parc Erik Satie en 2017 ?

Mais quel chemin parcouru au fait ? M. Burkovic se plaît à insister sur la concrétisation de la démarche et à lister les dernières réalisations : jardin partagé du foyer Roure, rue Paul Bert ; jardin partagé des Rêves au Chaperon-Vert ; potager des Ilinois, avenue de la Convention ; huit nouveaux jardins familiaux, impasse Duroc ; jardins pédagogiques installés dans des écoles ; affectation de Corinne Auberger au poste d’animatrice jardin… Et un souffle citoyen qui ne se dissipe pas : le collectif « Arcueil, ville comestible » rassemble environ cinquante personnes à chacune de ses réunions.
La municipalité, le service communal des Parcs et Jardins et donc les nombreux habitants impliqués se tournent déjà vers le printemps et l’été 2017. « Notre rêve est de créer un jardin partagé dans le parc Erik Satie, dans la cité des Irlandais », ose Christophe Seguin.
Rêve ou nécessité ? Ce jardin aurait en effet la vertu de « décloisonner » l’endroit, idée forte du nouveau Plan local d’urbanisme. Il s’agirait pour le moins, une fois encore, d’une amélioration du cadre de vie. ■ PhL

 

Retrouvez le reportage complet avec un plan et des photos dans ANC Arcueil notre Cité – Octobre 2016

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