« On n’est jamais écouté » : la maire d’Arcueil aux côtés des lycéen·nes.

Ce mardi 6 octobre, lycéennes, lycéens et étudiant·es se mobilisent dans tout le pays, à l’appel de l’Union syndicale lycéenne et de l’Union étudiante. Sophie Pascal-Lericq, maire d’Arcueil, sera à leurs côtés.

Ces derniers jours, avec plusieurs élu·es de la majorité municipale, elle s’est rendue à plusieurs reprises devant le lycée Darius Milhaud pour écouter les élèves mobilisé·es. Ce qu’ils décrivent est sans appel : des seaux dans la cantine les jours de pluie, des élèves en manteau l’hiver dans leurs classes et des températures intenables l’été, des classes de 35, des professeur·es manquants, d’autres jamais remplacés. Ils parlent aussi d’une question qui dépasse leur seul lycée : l’égalité des chances existe-t-elle encore pour les jeunes de nos villes ?

Au-delà de leur établissement, ils dénoncent le manque de moyens alloués à l’Éducation nationale, les limites de Parcoursup et leurs inquiétudes quant à l’avenir proposé à la jeunesse. Ces lycéen·nes demandent des réponses politiques. Pour l’instant, ils reçoivent des réponses policières.

Rien ne justifie la violence, d’où qu’elle vienne. Les 5 000 gardes à vue en quelques jours, dont 90 % de mineur·es, ne répondent pas à des élèves qui demandent des professeur·es et un toit qui ne fuit pas. La protection des mineur·es doit primer. Sophie Pascal-Lericq appelle le Gouvernement à ouvrir le dialogue avec les lycéen·nes afin de leur apporter les moyens qu’ils réclament.

À Arcueil, cette parole ne restera pas sans suite. La maire recevra une délégation de lycéen·nes de Darius Milhaud en mairie dans les prochains jours. Leurs propositions nourriront la concertation jeunesse « Trop jeune pour attendre », lancée cet été.

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