Fiche pratique
Thanatopracteur : conditions d’accès et d’exercice en France
Vérifié le 01/10/2026 – Entreprendre Service Public / Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)
Le thanatopracteur est un professionnel obligatoirement diplômé qui réalise des soins de conservation également appelés soins de thanatopraxie.
Ces soins constituent des opérations funéraires réglementées. Ce sont des actes invasifs post mortem sur le corps d’une personne défunte.
Ces soins ne sont pas obligatoires, sauf dans certains cas (ils peuvent être exigés en cas de transport international du corps, selon la législation du pays d’accueil ou selon les règles de la compagnie aérienne). Ils peuvent être interdits dans certains cas (lorsque le décès est lié à une infection transmissible ou lorsqu’il soulève un obstacle médico-légal).
Le thanatopracteur intervient à la demande expresse de la famille du défunt.
À noter
Le ministère de la Santé détermine chaque année un numerus clausus d’environ 60 nouveaux entrants par an dans la profession.
La pratique consiste à rendre au défunt un aspect présentable auprès de la famille et des proches lors de son exposition en salon funéraire ou au domicile.
Avant toute intervention, le thanatopracteur doit procéder à la vérification du certificat de décès du défunt.
Les actes de soins ont pour finalité de retarder le processus de décomposition du corps (thanatomorphose) et sa dégradation à température ambiante. Ces actes peuvent permettre une inhumation allant de quelques jours après le décès jusqu’à 3 semaines maximum (uniquement dans les cas limitativement prévus par la loi).
Le professionnel procède par drainage des liquides et des gaz du corps et par injection d’un produit biocide (antiseptique et conservateur, généralement du formol) en remplacement.
Il doit ensuite habiller le défunt, le coiffer et le maquiller avec des cosmétiques adaptés. Ces actes sont réalisés dans le respect des choix formulés soit par le défunt de son vivant, soit par la famille du défunt.
L’ensemble de ces opérations demande entre 1 heure et demie et 2 heures de travail, parfois davantage si un moulage du défunt est demandé par la famille notamment pour des raisons personnelles.
La plupart des soins sont réalisés dans une salle de préparation des corps conforme à la réglementation en matière d’hygiène et de sécurité (chambre mortuaire ou funéraire ou domicile du défunt). Ils peuvent également avoir lieu au domicile du défunt.
Lors de chaque soin, le thanatopracteur doit respecter des principes déontologiques envers la famille (discrétion, non jugement) et vis-à-vis du corps du défunt (secret médical, dignité humaine).
Les principaux risques professionnels sont liés à l’utilisation de produits toxiques et d’instruments tranchants et piquants.
Les risques de contamination infectieuse sont également importants. Le thanatopracteur a l’obligation d’être vacciné contre l’hépatite B (sauf dispenses précisées dans l’onglet « accès »).
Chaque professionnel doit utiliser les équipements de protection individuelle (EPI) réglementaires obligatoires.
Il doit par ailleurs prendre en charge les déchets d’activité de soin à risque infectieux (DASRI) conformément à la réglementation (élimination et enregistrement de suivi).
Référence : Code général des collectivités territoriales : article L2223-19Référence : Code général des collectivités territoriales : article L2223-19-1Référence : Code général des collectivités territoriales : article L2223-35 à L2223-37Référence : Code général des collectivités territoriales : article L2223-45Référence : Code général des collectivités territoriales : article R2213-2-2Référence : Code de la santé publique : R1335-1 à R1335-8-1BRéférence : Code général des collectivités territoriales : article R2223-132Référence : Arrêté du 18 mai 2010 fixant les conditions d’organisation de la formation et de l’examen d’accès au diplôme national de thanatopracteurRéférence : Arrêté du 23 août 2010 portant définition du modèle de devis pour les prestations des opérateurs funérairesL’accès à la profession de thanatopracteur nécessite la détention du diplôme national de thanatopracteur.
Les conditions pour exercer la profession en France dépendent notamment de la nationalité du professionnel et du lieu d’obtention de la qualification : France, État européen ou État tiers.
Les conditions d’accès sont différentes selon le lieu d’obtention de la qualification professionnelle (diplôme ou expérience) :
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Toute personne qui détient le diplôme national de thanatopracteur a le droit d’exercer cette profession en France.
Pour cela, elle doit réussir les examens de la formation théorique avant de pouvoir s’inscrire à la formation pratique.
Formation théoriqueLe candidat doit être âgé de 18 ans minimum et être détenteur du baccalauréat ou d’un diplôme niveau équivalent.
La formation théorique est composée de 190 heures d’enseignement minimum.
Ces cours doivent avoir été suivis sur minimum 3 mois consécutifs.
Formation pratiqueLe candidat doit remplir les 2 conditions suivantes :
- Avoir été déclaré admissible par le jury national à l’issue des épreuves théoriques
- Être vacciné contre l’hépatite B. Cette obligation ne concerne pas les personnes étant ou ayant déjà été infectées par ce virus, ni celles justifiant d’une contre-indication à cette vaccination.
Au moment de l’inscription ou au plus tard avant de commencer la formation pratique, le candidat doit transmettre à l’organisme de formation un certificat médical qui établit sa vaccination contre l’hépatite B.
Il est procédé à la vérification de l’immunisation du candidat.
Sans cette immunisation, il ne peut pas accéder à la formation pratique, quand bien même il aurait réussi les évaluations de la formation théorique.
Au cours de la formation pratique, le candidat doit avoir réalisé au moins 75 soins sur une période comprise entre 6 mois et 12 mois consécutifs.
Le diplôme est obtenu si le candidat réussit l’évaluation pratique.
Les cours de thanatopraxie sont dispensés par des thanatopracteurs diplômés et ayant au moins 5 ans d’expérience.
Référence : Arrêté du 18 mai 2010 fixant les conditions d’organisation de la formation et de l’examen d’accès au diplôme national de thanatopracteur -
Le ressortissant français qui a suivi sa formation de thanatopracteur dans un État membre de l’Union européenne (UE) ou de l’Espace économique européen (EEE) peut exercer en France à condition de demander une reconnaissance de ses qualifications professionnelles.
Les conditions sont différentes selon la qualification professionnelle obtenue :
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Conditions requises
Lorsque le diplôme a été obtenu dans un État européen qui ne réglemente pas la profession, il faut remplir l’une des 2 conditions suivantes :
- Soit avoir exercé à temps plein l’activité de thanatopraxie pendant 1 an dans un État européen
- Soit avoir exercé à temps partiel pendant une durée équivalente à 1 an au cours des 10 années précédant la demande de reconnaissance des qualifications professionnelles, dans un État européen.
Le demandeur doit justifier d’une ou plusieurs attestations de compétences ou de titres de formation.
Procédure de reconnaissance de qualifications professionnellesLa demande de reconnaissance doit être effectuée auprès du préfet du futur lieu d’exercice en France.
Il faut adresser un dossier comprenant l’ensemble des attestations ou titres de formation justifiant de l’exercice de l’activité pendant 1 an l’activité dans un État de l’Union européenne.
Le préfet accuse réception du dossier dans un délai d’un mois et informe le demandeur de tout document manquant.
La décision de reconnaissance des qualifications professionnelles est notifiée dans un délai de 4 mois à compter de la réception du dossier complet.
En cas de différences substantielles entre les qualifications professionnelles du demandeur et celles requises pour exercer en France, le préfet peut décider de soumettre le demandeur à une mesure de compensation.
Où s’adresser ?
Mesures de compensationLorsqu’une mesure de compensation est décidée, le demandeur peut choisir entre :
- un stage d’adaptation : d’une durée maximale de 2 ans, il doit être réalisé dans une régie, une entreprise ou une association funéraire habilitée. Il fera l’objet d’une évaluation par le responsable du stage puis sera validée par le ministre chargé de la santé.
- ou une épreuve d’aptitude : la vérification des connaissances du ressortissant, lors de l’épreuve d’aptitude, est validée par le ministre chargé de la santé qui rend ensuite son avis au préfet.
Le demandeur dispose d’un délai d’1 mois à compter de la notification de la décision pour choisir. S’il n’opte pas dans ce délai, il est considéré avoir renoncé à sa demande de reconnaissance de qualifications professionnelles.
Le préfet informe alors le demandeur des résultats de ces différentes phases de l’application des mesures de compensation, puis de sa décision d’accorder ou non la reconnaissance de qualification professionnelle.
Référence : Code général des collectivités territoriales : articles L2223-47 à L2223-51Référence : Code général des collectivités territoriales : articles R2223-133 à R2223-137 -
Conditions requises
Le diplôme, certificat ou titre acquis dans un État de l’UE ou de l’EEE qui réglemente l’activité doit être d’un niveau équivalent ou immédiatement à inférieur à celui du diplôme national français de thanatopracteur.
Procédure de reconnaissance de qualifications professionnellesLa demande de reconnaissance doit être effectuée auprès du préfet du futur lieu d’exercice en France.
Il faut adresser un dossier comprenant l’ensemble des attestations ou titres de formation justifiant de l’exercice de l’activité pendant 1 an l’activité dans un État de l’Union européenne.
Le préfet accuse réception du dossier dans un délai d’un mois et informe le demandeur de tout document manquant.
La décision de reconnaissance des qualifications professionnelles est notifiée dans un délai de 4 mois à compter de la réception du dossier complet.
En cas de différences substantielles entre les qualifications professionnelles du demandeur et celles requises pour exercer en France, le préfet peut décider de soumettre le demandeur à une mesure de compensation.
Où s’adresser ?
Mesures de compensationLorsqu’une mesure de compensation est décidée, le demandeur peut choisir entre :
- un stage d’adaptation : d’une durée maximale de 2 ans, il doit être réalisé dans une régie, une entreprise ou une association funéraire habilitée. Il fera l’objet d’une évaluation par le responsable du stage puis sera validée par le ministre chargé de la santé.
- ou une épreuve d’aptitude : la vérification des connaissances du ressortissant, lors de l’épreuve d’aptitude, est validée par le ministre chargé de la santé qui rend ensuite son avis au préfet.
Le demandeur dispose d’un délai d’1 mois à compter de la notification de la décision pour choisir. S’il n’opte pas dans ce délai, il est considéré avoir renoncé à sa demande de reconnaissance de qualifications professionnelles.
Le préfet informe alors le demandeur des résultats de ces différentes phases de l’application des mesures de compensation, puis de sa décision d’accorder ou non la reconnaissance de qualification professionnelle.
Référence : Code général des collectivités territoriales : articles L2223-47 à L2223-51Référence : Code général des collectivités territoriales : articles R2223-133 à R2223-137 -
Conditions requises
Le ressortissant français qui a déjà exercé la thanatopraxie dans un autre État de l’UE ou de l’EEE peut exercer en France s’il remplit une des conditions suivantes :
- Avoir exercé pendant 3 années consécutives l’activité de thanatopracteur
- Avoir exercé pendant 2 années consécutives et justifier d’une formation préalable en thanatopraxie sanctionnée par une attestation reconnue par l’État où il a exercé, ou jugée pleinement valable par un organisme professionnel compétent de cet État
- Avoir exercé pendant 2 années consécutives en tant qu’indépendant et justifier de l’exercice pendant 3 années en tant que salarié thanatopracteur
- Avoir exercé pendant 3 années consécutives en tant que salarié pour une des fonctions remplies dans une entreprise ou une association de pompes funèbres ou dans un crématorium, et justifier d’une formation préalable en thanatopraxie sanctionnée par une attestation reconnue par l’État où il a exercé, ou jugée pleinement valable par un organisme professionnel compétent de cet État.
Procédure de reconnaissance de qualifications professionnellesLa demande de reconnaissance doit être effectuée auprès du préfet du futur lieu d’exercice en France.
Il faut adresser un dossier comprenant l’ensemble des attestations ou titres de formation justifiant de l’exercice de l’activité pendant 1 an l’activité dans un État de l’Union européenne.
Le préfet accuse réception du dossier dans un délai d’un mois et informe le demandeur de tout document manquant.
La décision de reconnaissance des qualifications professionnelles est notifiée dans un délai de 4 mois à compter de la réception du dossier complet.
En cas de différences substantielles entre les qualifications professionnelles du demandeur et celles requises pour exercer en France, le préfet peut décider de soumettre le demandeur à une mesure de compensation.
Où s’adresser ?
Mesures de compensationLorsqu’une mesure de compensation est décidée, le demandeur peut choisir entre :
- un stage d’adaptation : d’une durée maximale de 2 ans, il doit être réalisé dans une régie, une entreprise ou une association funéraire habilitée. Il fera l’objet d’une évaluation par le responsable du stage puis sera validée par le ministre chargé de la santé.
- ou une épreuve d’aptitude : la vérification des connaissances du ressortissant, lors de l’épreuve d’aptitude, est validée par le ministre chargé de la santé qui rend ensuite son avis au préfet.
Le demandeur dispose d’un délai d’1 mois à compter de la notification de la décision pour choisir. S’il n’opte pas dans ce délai, il est considéré avoir renoncé à sa demande de reconnaissance de qualifications professionnelles.
Le préfet informe alors le demandeur des résultats de ces différentes phases de l’application des mesures de compensation, puis de sa décision d’accorder ou non la reconnaissance de qualification professionnelle.
Référence : Code général des collectivités territoriales : articles L2223-47 à L2223-51Référence : Code général des collectivités territoriales : articles R2223-133 à R2223-137
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Le titulaire d’un diplôme ou d’une expérience professionnelle de thanatopracteur dans un pays non européen, n’a pas le droit d’exercer en France.
Il doit posséder le diplôme national français de thanatopraxie. Pour cela, il doit réussir les examens de la formation théorique avant de pouvoir s’inscrire à la formation pratique.
Formation théoriqueLe candidat doit être âgé de 18 ans minimum et être détenteur du baccalauréat ou d’un diplôme niveau équivalent.
La formation théorique est composée de 190 heures d’enseignement minimum.
Ces cours doivent avoir été suivis sur minimum 3 mois consécutifs.
Formation pratiqueLe candidat doit remplir les 2 conditions suivantes :
- Avoir été déclaré admissible par le jury national à l’issue des épreuves théoriques
- Être vacciné contre l’hépatite B. Cette obligation ne concerne pas les personnes étant ou ayant déjà été infectées par ce virus, ni celles justifiant d’une contre-indication à cette vaccination.
Au moment de l’inscription ou au plus tard avant de commencer la formation pratique, le candidat doit transmettre à l’organisme de formation un certificat médical qui établit sa vaccination contre l’hépatite B.
Il est procédé à la vérification de l’immunisation du candidat.
Sans cette immunisation, il ne peut pas accéder à la formation pratique, quand bien même il aurait réussi les évaluations de la formation théorique.
Au cours de la formation pratique, le candidat doit avoir réalisé au moins75 soins sur une période comprise entre 6 mois et 12 mois consécutifs.
Le diplôme est obtenu si le candidat réussit l’évaluation pratique.
Les cours de thanatopraxie sont dispensés par des thanatopracteurs diplômés et ayant au moins 5 ans d’expérience.
Référence : Arrêté du 18 mai 2010 fixant les conditions d’organisation de la formation et de l’examen d’accès au diplôme national de thanatopracteur
Le ressortissant d’un État membre de l’Union européenne (UE) ou de l’Espace économique européen (EEE) a la possibilité soit de s’installer en France en vue d’un exercice permanent (on parle de libre établissement), soit d’y exercer temporairement son métier (on parle de libre prestation de services).
Il doit remplir plusieurs conditions :
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Tout ressortissant européen ayant obtenu le diplôme national français de thanatopraxie, peut exercer en France.
Pour cela, il doit réussir les examens de la formation théorique, avant de pouvoir s’inscrire à la formation pratique.
Formation théoriqueLe candidat doit être âgé de 18 ans minimum et être détenteur du baccalauréat ou d’un diplôme niveau équivalent.
La formation théorique est composée de 190 heures d’enseignement minimum.
Ces cours doivent avoir été suivis sur minimum 3 mois consécutifs.
Formation pratiqueLe candidat doit remplir les 2 conditions suivantes :
- Avoir été déclaré admissible par le jury national à l’issue des épreuves théoriques
- Être vacciné contre l’hépatite B. Cette obligation ne concerne pas les personnes étant ou ayant déjà été infectées par ce virus, ni celles justifiant d’une contre-indication à cette vaccination.
Au moment de l’inscription ou au plus tard avant de commencer la formation pratique, le candidat doit transmettre à l’organisme de formation un certificat médical qui établit sa vaccination contre l’hépatite B.
Il est procédé à la vérification de l’immunisation du candidat.
Sans cette immunisation, il ne peut pas accéder à la formation pratique, quand bien même il aurait réussi les évaluations de la formation théorique.
Au cours de la formation pratique, le candidat doit avoir réalisé au moins 75 soins sur une période comprise entre 6 mois et 12 mois consécutifs.
Le diplôme est obtenu si le candidat réussit l’évaluation pratique.
Les cours de thanatopraxie sont dispensés par des thanatopracteurs diplômés et ayant au moins 5 ans d’expérience.
Référence : Arrêté du 18 mai 2010 fixant les conditions d’organisation de la formation et de l’examen d’accès au diplôme national de thanatopracteur -
Conditions de reconnaissance des qualifications professionnelles
Le ressortissant européen peut également s’établir en France de façon permanente s’il est titulaire d’un diplôme européen. Il doit alors demander une reconnaissance de ses qualifications professionnelles.
Les conditions sont différentes selon la qualification obtenue :
- Diplôme obtenu dans un État européen qui réglemente l’activité :
- Diplôme obtenu dans un État européen qui ne réglemente pas l’activité :
- Expérience professionnelle
Procédure de reconnaissance des qualifications professionnellesLa demande de reconnaissance doit être effectuée auprès du préfet du futur lieu d’exercice en France.
Il faut adresser un dossier au préfet comprenant notamment les documents suivants :
- Justificatif de l’exercice de la thanatopraxie (en indépendant ou en tant que salarié) pendant la durée d’exercice exigée
- Attestation reconnaissant le titre de formation préalable par l’État dans lequel la personne a exercé.
Le préfet accuse réception du dossier dans un délai d’un mois et informe le demandeur de tout document manquant.
La décision de reconnaissance des qualifications professionnelles est notifiée dans un délai de 4 mois à compter de la réception du dossier complet.
En cas de différences substantielles entre les qualifications professionnelles du demandeur et celles requises pour exercer en France, le préfet peut décider de soumettre le demandeur à une mesure de compensation.
Où s’adresser ?
Lorsqu’une mesure de compensation est décidée, le demandeur peut choisir entre :
- un stage d’adaptation : d’une durée maximale de 2 ans, il doit être réalisé dans une régie, une entreprise ou une association funéraire habilitée. Il fera l’objet d’une évaluation par le responsable du stage puis sera validée par le ministre chargé de la santé.
- ou une épreuve d’aptitude : la vérification des connaissances du ressortissant, lors de l’épreuve d’aptitude, est validée par le ministre chargé de la santé qui rend ensuite son avis au préfet.
Le demandeur dispose d’un délai d’1 mois à compter de la notification de la décision pour choisir. S’il n’opte pas dans ce délai, il est considéré avoir renoncé à sa demande de reconnaissance de qualifications professionnelles.
Le préfet informe alors le demandeur des résultats de ces différentes phases de l’application des mesures de compensation, puis de sa décision d’accorder ou non la reconnaissance de qualification professionnelle.
Référence : Code général des collectivités territoriales : articles L2223-47 à L2223-51Référence : Code général des collectivités territoriales : articles R2223-133 à R2223-137Savoir quoi faire en cas de différend opposant un ressortissant de l’UE à l’administration française
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Le ressortissant européen ayant obtenu un diplôme ou ayant une expérience professionnelle dans un État tiers à l’Union européenne (UE) ou à l’espace économique européen (EEE) n’a pas le droit d’exercer en France.
Référence : Arrêté du 18 mai 2010 fixant les conditions d’organisation de la formation et de l’examen d’accès au diplôme national de thanatopracteur
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Le ressortissant européen peut exercer de façon temporaire et occasionnelle sur le territoire français s’il remplit les conditions suivantes :
- Il est légalement établi en tant que thanatopracteur dans un État de l’UE ou de l’EEE.
- Lorsque l’activité ou la formation ne sont pas réglementées dans l’État dans lequel il est établi, il doit avoir exercé dans un ou plusieurs États membres de l’UE ou de l’EEE pendant au moins une année à temps plein ou pendant une durée totale équivalente à temps partiel, au cours des 10 années qui précèdent la prestation
- Il doit être titulaire de l’habilitation funéraire sans avoir à justifier de sa formation professionnelle.
Tout ressortissant d’un État tiers à l’Union européenne peut exercer en France s’il est titulaire du diplôme national français de thanatopraxie.
Pour suivre cette formation, il faut être âgé de 18 ans minimum et être détenteur du baccalauréat ou d’un diplôme niveau équivalent.
Il doit suivre une formation théorique et réussir les examens afin de s’inscrire à la formation pratique.
À savoir
Au moment de l’inscription ou au plus tard avant de commencer la formation pratique, il faut transmettre à l’organisme de formation un certificat médical qui établit sa vaccination contre l’hépatite B. Sans cette immunisation, il n’est pas possible d’accéder à la formation pratique, quand bien même il aurait réussi les évaluations de la formation théorique.
La formation théorique est composée de 190 heures d’enseignement minimum.
Les cours de thanatopraxie sont dispensés par des thanatopracteurs diplômés et ayant au moins 5 ans d’expérience.
Ils doivent avoir été suivis sur 3 mois consécutifs au minimum.
Le candidat doit remplir les 2 conditions suivantes :
- Avoir été déclaré admissible par le jury national à l’issue des épreuves théoriques
- Être vacciné contre l’hépatite B (sauf si la personne est ou a déjà été infectée par ce virus).
Au cours de la formation pratique, le candidat doit réaliser au moins75 soins sur une période comprise entre 6 mois et 12 mois consécutifs.
Le diplôme est obtenu si le candidat réussit l’évaluation pratique.
Référence : Arrêté du 18 mai 2010 fixant les conditions d’organisation de la formation et de l’examen d’accès au diplôme national de thanatopracteur- Activité artisanale réglementée
- Code APE actuel : 96.03Z / Code APE en 2027 : 96.30Y / Code européen NACE : 96.03
- Cotisations sociales : à régler auprès de l’Urssaf
- Régime de sécurité sociale : Sécurité sociale des indépendants (SSI) ou Régime général de la sécurité sociale, selon le mode d’exercice
- Protection sociale : CPAM (maladie), Carsat (retraite)
Et aussi
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Déclaration de décès, obsèques et sépulture
Famille – Scolarité
-
Services funéraires : obtenir l’habilitation pour l’exercice d’activités funéraires
Secteurs d’activité
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Casier judiciaire : bulletins n°1, n°2 et n°3
Justice
Pour en savoir plus
-
Liste des maladies portées par le défunt interdisant les soins de thanatopraxie
Legifrance
-
Ministère chargé de la santé
-
Institut national de recherche et de sécurité (INRS)
-
Liste des risques professionnels auxquels sont exposés les opérateurs des services funéraires
Institut national de recherche et de sécurité (INRS)
-
Ameli.fr
-
Guides juridiques sur la législation funéraire pour les collectivités territoriales
Ministère chargé de l’intérieur
-
Guide de recommandations relatif aux urnes funéraires et aux sites cinéraires
Ministère chargé des collectivités locales
-
Demande d’habilitation funéraire à Paris
Ministère chargé de l’intérieur
-
Pièces justificatives à fournir pour la demande d’habilitation funéraire à Paris
Préfecture de police de Paris
-
Portail des opérations funéraires (POF) – certificat de décès dématérialisé : guide d’utilisation
Ministère chargé des collectivités locales
Modifié le 10 octobre 2022